Nadine Morano
Nadine Morano © MEDEF

Je suis sous le choc. Je viens d’apprendre que dans six mois, il y a des élections européennes. Même ici… Je veux dire qu’on va voter en France ! Je me suis demandée, mais comment ai-je pu passer à côté ? C’est simple : y’a toujours pas eu de sondage. Et en France, pas de sondage, pas d’élection.

Et j’ose à peine vous dire comment je me suis rendue compte qu’il y avait des européennes en mai 2014. Grâce à la candidature de Nadine Morano : elle va se présenter dans le Grand Est, au détriment d’un candidat UMP semble-t-il plus expérimenté, Arnaud Danjean. Mais il paraît que c’est plié, et que Nadine Morano a le soutien de Nicolas Sarkozy. Personnellement, je trouve qu’obtenir le soutien d’un retraité, c’est pas forcément un atout.

Mais Nadine Morano en tête de liste. Déjà rien que le fait que ce soit une tête, ça peut surprendre. Mais en plus, dans le Grand Est, alors que tout le monde sait qu’elle est complètement à l’Ouest, c’est vrai que c’est injuste. Donc la seule chose qu’Arnaud Danjean veut bien accorder à Nadine Morano, c’est qu’elle prend la tête. Ca c’est un acquis, on ne peut pas le lui retirer.

J’imagine déjà Nadine au Parlement européen… C’est un peu comme si Véronique Genest jouait dans un film de Lars Von Triers, je sais pas si j’ai envie de voir ça.

Enfin, on n’en serait pas là si elle ne s’était pas lamentablement vautrée aux législatives.

Mais comme on dit à Pôle emploi : il faut savoir rebondir. Alors les détracteurs, comme Bernard Accoyer, trouvent scandaleux d’envoyer des novices au Parlement. Mais ça, je pense que c’est sous-estimer l’importance de la formation professionnelle en France.

L’UMP travaille donc sur sa campagne des européennes, comment ça se prépare au siège du parti ?

Il paraît qu’ils rament pour trouver des thèmes de campagne. A tel point qu’à côté de la machine à café à l’UMP, ils ont mis un calendrier de l’Avent où chacun tire une idée ou une affectation, à tour de rôle. Mais hier, quand Laurent Wauquiez a ouvert la petite fenêtre, y’avait juste un vieux chewing-gum que quelqu’un avait collé.

C’est marrant cet engouement soudain des cadres de l’UMP pour le européennes. Il y a encore un mois, le comité d’entreprise de l’UMP avait acheté sur « Groupon » des week-ends à Strasbourg, choucroute all inclusive et ça leur était resté sur les bras. Et puis là, d’un coup, tout le monde veut y aller à Strasbourg !

Quant au manque d’idées, en toute franchise, vu le nombre de directives européennes qui fleurissent chaque jour, moi des thèmes j’en vois plein.

D’abord il y a celle sur les travailleurs détachés, qui est revenue dans les débats. Et puis tenez, rien que lundi, des experts européens ont tranché : l’aspartame n’est pas dangereux. Donc bonne nouvelle, mon plombier polonais pourra continuer à boire du Coca light en réparant mon évier.

Attention, la directive indique que le travailleur détaché ne peut rester que deux ans dans le pays d’accueil. Et que les contrôles vont être plus stricts. Ouf, la Grèce va bientôt enfin pouvoir récupérer Nikos.

Je comprends que ce soit difficile pour l’UMP de trouver des sujets pour la campagne européenne, dans un moment de défiance des Français envers l’Europe. Et pourtant, pour le slogan, l’UMP peut compter sur Jean-François Copé, qui a trouvé ceci, je cite : « L’Europe, je l’aime tellement que j’en veux une autre ». Il paraît que depuis qu’il a lâché cette phrase ce week-end, il dort dans le canapé du salon…

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.