Carlos Ghosn vit désormais en homme libre à Tokyo… libre mais très surveillé avant son procès…

La semaine dernière Carlos sortait de prison en tenue d’ouvrier, comme pour un mardi gras. Et aujourd’hui, dans l’immeuble tout moche qui abrite son petit appartement, il peut enfin profiter de la vie, comme n’importe quel travailleur automobile. Mais bon, payer 8 millions d’euros cash pour se retrouver dans un logement qui offre aussi peu de prestations, généralement, on ne trouve ça que dans le centre de Paris…

Niveau sécurité, il y est pas mal : il y a des caméras partout dans le hall. Au cas où un cambrioleur réussirait à passer le rideau de 250 journalistes qui campent devant en permanence. Et détail amusant, ses fenêtres offrent une vue plongeante sur un concessionnaire Toyota. Les chemins de la rédemption sont parsemés de petits bols de riz qu’il faut avaler lentement avant d’atteindre la félicité. Mais bon, ça aurait pu être pire : quand il passe devant un magasin Nissan, il fait une crise : il essaye systématiquement de passer derrière le comptoir…

Le téléphone lui est interdit. Voilà pourquoi même Dominique Seux n’a pas de nouvelles. Il n'a même pas le droit à Internet, bref, il est puni comme un adolescent qui aurait séché les cours... Il y a quelques mois, Carlos Ghosn était encore le maître du Monde, et aujourd'hui, il est obligé de se planquer dans les toilettes pour faire une partie de Candy Crush.

Il a tout raté du grand débat, il doit être tellement dégoûté. Si ça se trouve il avait des doléances ! Il a eu le temps de réfléchir… Et comme pendant trois mois il ne savait rien de ce qui se passait dehors, il a pu imaginer n'importe quelle catastrophe : accident nucléaire à Fessenheim, ou pire, un coup d'Etat d'Olivier Besancenot.

Malgré tout, il y a quelques jours, Carlos a pu fêter son anniversaire en famille ! Là aussi, on est passé des fastes de Versailles aux gobelets en plastique avec du Sprite, mais c’est le goût de la liberté. Sans doute aura-t-il reçu un cadeau : futon ? En tous cas, aujourd’hui, il va peut-être vouloir commettre une folie et traverser la rue pour acheter des nouilles. Mais pour passer inaperçu comme il a déjà fait le coup du bleu de travail, le dernier espoir d’être incognito c’est de se déguiser en PIKATCHOU.

Sa libération lui permettra bientôt d’observer les magnifiques cerisiers en fleurs… Et comme son procès ne se tiendra pas avant six mois, il pourra même entamer la confection d’un herbier géant.

Il a le temps. Et il doit se dire que les sushis aussi, c’est un plat qui se mange froid…

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