Quel gâchis, mais quel gâchis… Est-ce que c’est pas malheureux d’être ministre depuis un an et demi et de finalement se faire connaître en se vautrant au premier tour d’une primaire ? L’élection n’a même pas encore commencé, c’est en 2014 !

marie-arlette carlotti reste au gouvernement
marie-arlette carlotti reste au gouvernement © reuters

Pauvre Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées! Déjà, moi, j’ai longtemps cru que Marie-Arlette Carlotti, c’était le nom d’une chanteuse d’opéra. Et là, j’apprends qu’elle est ministre, au moment où c’est peut-être déjà trop tard.

On la connaît tellement pas que toute la presse nous dresse son portrait comme si c’était sa nécro.

Enfin, ce qui est rassurant, c’est que quand on s’appelle Arlette en politique, on n’est jamais désespéré. Il lui reste au moins six vies de candidate avant la fin du jeu, c’est un atout sur ses adversaires. D’ailleurs, elle l’a très bien compris, dès dimanche soir à Marseille, elle a lancé un énergique : « Electeurs, électrices, on vous ment, on vous spolie. »

C’est la loi des séries dans l’exécutif en ce moment. C’est à croire que dans le gouvernement, l’échec est une forme de promotion de la notoriété.

Mais alors, quelque chose m’échappe. La candidate PS arrivée en tête de la primaire socialiste à Marseille, Samia Ghali a reconnu qu’elle avait organisé des bus d’électeurs et du covoiturage. Mais enfin, pour aller voter à côté de chez soi, dans son arrondissement, y aller en bus, c’est qu’on a affaire à des handicapés. Auquel cas, ils auraient dû voter pour Marie-Arlette Carlotti ! C’est elle qui aurait dû se préoccuper de leur mobilité !

Mais tout n’est pas perdu. Parce que quand on connaît le nombre de Français qui sont déjà en invalidité à 30%, à même pas 60 ans, ça donne envie de voter pour une candidate invalidée à 80%.

Une hypothèse sur ce qui s’est passé à Marseille dimanche, et les soupçons de fraude?

Soupçons de fraude, c’est un peu fort. Bus et covoiturage, pour une fois qu’il y a une belle initiative écologique pour aller voter.

Le seul bémol, c’est que si l'on conduit les électeurs en bus pour une primaire de municipales, il va falloir sortir les limousines pour les européennes. Oula, pardon, vous n’étiez peut-être pas au courant qu’il y avait des européennes aussi… Je vais vous laisser vous remettre de cette nouvelle !

Alors voilà mon hypothèse pour ce qui s’est passé dimanche à Marseille : en tant qu’élue locale des quartiers nord de Marseille, Samia Ghali a tout simplement voulu tester une nouvelle initiative… de ramassage scolaire.

Il se trouve que les gens qui sont montés dans les bus étaient en âge de voter et sympathisants socialistes. Bon. L’initiative tombait mal ce jour-là, et dommage, parce qu’on avait plus vu une aussi grosse organisation de transports en bus depuis le dernier concert de Johnny au stade Vélodrome.

Hier, dans Libération , le reporter à Marseille raconte qu’un caméraman qui filmait un bus a été victime d’une intimidation. Un membre de l’équipe de campagne de Samia Ghali lui aurait dit : « Oh, con de mère, si tu filmes ce bus, je te coupe en deux. »

Les temps ont changé dans la cité phocéenne : avant, il y avait une sardine qui bloquait l’entrée du port. Aujourd’hui, c’est le corps de Dédé la Sardine qui bouche le port de Marseille.

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