Cette semaine, un sacré lascar s’est fait coincer. Ca faisait des années qu’on attendait un passage aux aveux, il refusait de reconnaître son implication dans les faits reprochés. Je ne vous parle pas de Francis Heaulme ou de Bernard Tapie, non, mais de Franz-Olivier Giesbert.

A 65 ans, sur le départ, il avoue dans un entretien à Télérama : « Nous faisons un métier d’imposteur », et il ajoute « le journalisme, c’est expliquer les choses qu’on ne comprend pas soi-même. »

FOG revient sur 45 ans de métier comme on égraine les dossiers d’un casier judiciaire.

Il dit qu’il n’est ni de droite, ni de gauche, mais qu’il est de « drauche ». Bref, FOG nous laisse dans le brouillard. Il a été successivement Mitterandolâtre, Chiraquien, Sarkozyste puis Hollandais… Des passions successives qui correspondent par hasard aux changements de présidents.

Lundi, il quitte la direction de son hebdomadaire. Mais moi je savais pas qu’il était encore au Point ! Je pensais qu’il était passé au « Point virgule » (le café théâtre).

D’ailleurs vous savez ce qu’a dit l’académicien Jean-Marie Rouart : « Franz, c’est Alain Duhamel qui aurait pris du LSD » D’ailleurs c’est un peu mon mentor le Giesbert. Un journaliste devenu humoriste, ça me sert de jurisprudence.

Ca faisait un moment que je ne lisais plus ses chroniques humoristiques. L’édito duPoint , très peu pour moi, j’avais déjà entendu trois fois dans la semaine son point de vue à la télé. Sur le même créneau, la chronique d’Anne Roumanoff dans le JDD lui a fait du tort.

Sur le fond, dans Télérama, Franz-Olivier Giesbert fait une sorte de mea culpa.

Ah le Franz, toujours prompt à affirmer son indépendance vis-à-vis du politique. Il concède avoir franchi la ligne jaune, avec Mitterrand. Il dit avoir eu honte de ses confrères lors des grandes conférences de presse : « Ce poulailler avec ses dindons et ses oies », dit-il. Il fait son autocritique : il s’est parfois trouvé servile ou trop commercial.

Allez, ne te flagelle pas Franz, au moment de raccrocher, personne n’oubliera tes états de service et ta sagacité:

Le Pen, raciste ! Giesbert, c’est un peu le Sherlock Homes du journalisme politique. C’est aussi une vieille canaille, le Franz. Il quitte la direction du Point , mais il continuera à écrire les éditos, à conseiller le magazine et à choisir la une. En revanche, il n’ira plus aux réunions.

Comme un vrai député : celui qui ne vient jamais aux commissions mais qui touche son salaire. Ce lui qui ne vient jamais dans l’hémicycle sauf pour se montrer sur France 3 pendant les questions au gouvernement.

Sérieux : quitter Le Point tout en gardant l’édito, la une et un bureau de conseil, c’est un peu comme dire qu’on passe un examen à médical alors qu’on s’en jette une à la buvette de l’hôpital. Franz-Olivier Giesbert, ça doit être le genre de mec à commander une pizza hawaïenne sans ananas.

A propos de Médiapart, il dit que c’est un média de niche. C’est marrant pour un type qualifié de « nouveau chien de garde », non ?

Un personnage, ce FOG. C’est le mec qui aime bien quand on s’engueule parce que ça prouve, au moins, qu’on est vivant.

Ses confrères disent de lui qu’il brillant, pervers, séducteur, déloyal, manipulateur, autocratique, voyou, désinvolte, et moqueur. Quelle chance qu’en 45 ans de carrière, il ait pu former toute une génération de journalistes !

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.