Ce week-end, 300 personnes ont participé à une fête clandestine qui a du être interrompue par la police, ses organisateurs en garde-à-vue…

On est comme ça en France, il y a deux choses qu'on aime plus que tout : faire la fête ET mettre en doute la parole des scientifiques. Et quand on peut concilier les deux, c’est banco, c’était ce week-end, à Joinville, c’était le « Saturday Night Cluster. » Les organisateurs de la fête sont en garde-à-vue. Ils ont mis plein de gens et leur entourage en danger, c’est la loi. Fin de l’histoire. 

Sauf que ce week-end, la fête est donc devenue un fait divers. Avant les ennemis publics n°1 c'était Pablo Escobar ou Jacques Mesrine, maintenant c'est Régine et Michou. « Last night the DJ a mis ma life en danger. » Qu’est-ce que ça implique ? Si vous observez dans votre entourage quelqu'un qui a la gueule de bois et qui écoute du David Guetta en voiture, n'hésitez pas à le signaler aux autorités. Cette personne présente des signes de radicalisation festive, il faut agir vite. Avant qu’ils ne se retrouvent dans des camps d’entraînement à Ibiza. 

D’ici, quelques semaines, la fête sera… une Affaire sensible… 

Nous sommes le vendredi 13 novembre 2020, les Français sont confinés chez eux et le temps n'est pas à la fête. La preuve, Christophe Castaner n'est plus Ministre de l'Intérieur. Il est 22h30. Alors que tout le pays est à la tisane devant Fort Boyard, une soirée clandestine bat son plein à Joinville… C’est l’affaire de la petite sauterie de Joinville-le-Pont… 

Les enquêteurs vont devoir redoubler d'ingéniosité pour remonter la piste des suspects : ils vont aller jusqu'à faire des croisements entre la géolocalisation des téléphones portables et la fanbase de Martin Solveig sur Spotify. 

Lorsque les policiers entrent dans le pavillon, ils découvrent l’horreur : 300 personnes qui dansent en faisant semblant de comprendre les paroles d'Aya Nakamura. De l’ADN est prélevé sur des cotillons. 

Les enquêteurs descendent ensuite au sous-sol et là, c'est le jackpot : ils vont découvrir deux caissons de basse, une boule à facettes et des CD de Kool and The Gang. Les participants sont éméchés les esprits s’échauffent, la soirée finit par des jets de cocktails mojitov… C’est affreux. 

Nous sommes en 2020 et en 2020, la bamboche, c’est la taule. L’organisateur finira l’année à Fleury-Mérogis. A ses codétenus, qui lui demandent : « Et toi, pourquoi t’es là ? », il répond : « Moi, on m'a choppé avec 300 grammes de serpentins dans les poches ». Son complice a pris trois ans avec sursis pour avoir fait la chenille… 

C’est la fin de l’affaire sensible… A cette heure-ci, tout ce petit monde aura eu le temps de dessoûler pour aller se faire tester. Après on devrait les condamner à passer une soirée avec Jean Castex, ça va bien les calmer.

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