ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho
ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho © reuters

Cela fait longtemps qu’on n’a pas eu de nouvelles de Ségolène Royal, et c’est dommage. C’est toujours bon de rire…

Alors si vous le permettez, je vais faire remonter la Belge qui est en moi, parce que le dernier épisode de la duchesse du Poitou a été tourné en Belgique.

La tata flingueuse du PS s’est fendue d’une lettre au Premier ministre belge Elio Di Rupo : elle lui demande de légiférer, pour interdire le bizutage en Belgique. Une étudiante française qui était tombée dans le coma au cours d’un bizutage a ému Ségolène Royal. Je dois vous avouer que nous, on connaissait le coma éthylique, mais le coma aqueux, c’est une première très malheureuse, qui heureusement se termine bien. Toutefois, l’agence sanitaire française est déjà sur un dossier intitulé « L’abus de Vittel est dangereux pour la santé », et je suis bien embêtée pour vous, parce qu’il va juste vous rester le jus d’orange pressé qui ne soit pas ou dangereux ou taxé.

ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho
ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho © reuters

Mais soit. Pour en revenir à cette lettre et vous en donner une idée, Madame Royal qui demande au chef du gouvernement belge de légiférer, c’est un peu comme si Willy Vandemeulebroucke demandait à François Hollande de stopper la réforme pénale. Willy Vandemeulebroucke est le vice-gouverneur de la province de Flandre Orientale.

Ben oui, on n’en a que dix, et jusqu’il y a peu, à peine neuf, comme les boules de l’Atomium. Alors Ségolène Royal en Belgique, elle ne pourrait même pas gérer une seule boule de l’Atomium, chez nous.

Et c’est dommage, parce que nous sommes très ouverts à vos talents, ces derniers temps. Vous nous envoyez vos milliardaires, et en échange, on vous prête nos comédiens et nos humoristes.

Ségolène Royal a peut être senti qu’en ce moment, la Belgique, c’est chic, et elle cherche peut-être un poste de ministre de la Justice chez nous.

Ah, mais elle aurait de l’autorité ! Depuis hier, on a rebaptisé un célèbre jeu, d’ailleurs, c’est amusant on peut essayer : « Ségolène a dit : tout le monde en dessous de la table ! ». Oups, ça ne marche pas en France...

C’est vrai que Ségolène Royal a fait interdire le bizutage en France, mais il faut que je l’informe de deux ou trois détails. D’abord, la Belgique n’est pas un état satellite de la France : l’annexion française a été brève, 20 ans, et elle s’est achevée en 1814.

Ensuite, nous n’avons pas d’Education nationale. Nous sommes devenus un Etat fédéral. Mais bon, à Sciences Po et l’ENA, quand il y avait cours de fédéralisme, Ségolène allait jouer au flipper et c’est François qui restait en cours pour prendre les notes.

Enfin, le bizutage, c’est un peu comme l’exil fiscal : on vient faire de l’autre côté de la frontière ce qu’on n’a pas le droit de faire en France. Chez les vétérinaires à Liège, par exemple, là où la jeune étudiante est tombée dans le coma, je vous rassure, il y devait au moins y avoir 50% de certifié made in France.

Mais enfin, si on devait interdire tout ce qui est interdit chez vous, on en revient aux années 90… Si on interdit la PMA, l’euthanasie, ou le droit de vote aux élections locales, on redevient la France de 2013.

Et enfin, c’est vrai que quand on va à La Rochelle, on se rend compte que c’est le laboratoire de l’interdiction du bizutage. D’ailleurs, le samedi soir, on pratique des activités saines comme le plongeon dans le vieux port et la natation désynchronisée. Et d’après ce que j’ai pu lire dans je journal Sud-Ouest, on pratique l’altruisme aussi, puisque les filles ont droit à une bière gratuite en montrant leurs seins au bar.

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