Hier, c’était la journée mondiale du refus de la misère. Le président Macron a décidé de s’attaquer à la pauvreté des enfants… Et où s’est-il rendu pour cela ?

Dans une crèche : oui, la prévention, ça se prend à la racine ! Et puis un bébé, on ne voit pas encore qu’il est pauvre. En revanche la crèche… c’est là qu’on voit à quelle vitesse les pauvres se reproduisent ! Mais ces images du président accroupi auprès des bébés, c’était tellement mignon ! Vous l’avez vu quand il leur a chanté une petite berceuse pour les endormir ?

Meunier tu dors / Tu n’as pas de sens civique / Meunier tu dors / Faignasse fais un effort !

Le président aurait pu visiter une école primaire d’un quartier défavorisé

Mais les gamins ne l’auraient pas reconnu… Ils n’ont pas pas pu le voir dimanche soir à la télé puisqu’elle a été vendue sur le Bon Coin. Et puis vous savez comment sont les enfants, ils sont sans pitié : ils auraient posé des questions gênantes au président… Les enfants du primaire, c'est d’un autre niveau qu’Anne-Claire Coudray, David Pujadas et Gilles Bouleau ! Et il aurait répondu quoi aux gosses, Macron ? Il aurait dit : 

Et qu’est-ce que c’est que ce sac à dos ? Si tu travaillais bien à l’école tu pourrais te payer un cartable ! 

Le président était coincé, s’il s’était rendu dans une école, il devait impérativement être accompagné ldu ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer… et Jean-Michel,… il fait peur aux enfants. En plus, je vous signale que c’est hyper difficile d’expliquer ce que signifie « premier de cordée » à des enfants qui n’ont jamais foutu les pieds à Courchevel.

Emmanuel Macron a choisi de s’attaquer à la pauvreté des plus jeunes, parce que ça le touche

Quand il pense à tous ces enfants qui n’ayant pas accès à la cantine sont privés de cordon bleu. Notez… heureusement qu’ils ne savent pas… car devenir pauvre, ça signifie que toute ta vie tu mangeras la même nourriture que celle qu’on te sert à la cantine…

Alors, politiquement, il faut régler cette question centrale : « comment protéger les plus faibles sans leur filer un centime de plus ? » Et bien la solution a été trouvé hier : en laçant une « concertation pour étudier une stratégie transversale ».

Dans la pratique c’est simple : en réalité, il suffit par exemple d’adapter les jeux à la récré. Plutôt que de jouer aux gendarmes et aux voleurs, on est en 2017, on joue « aux contrôleurs Pôle Emploi et aux chômeurs. » Bref, hier en France, c’était comme partout, c’était la journée mondiale du déni… (du refus !) de la misère.

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