J'ai entendu la semaine dernière à la radio la nouvelle d'un avion qui a dû faire demi-tour d'urgence peu après son décollage pour problème grave ; ça a secoué dans la carlingue mais pas de victime (plus de chances que le Boeing en Russie) et une passagère interviewée disait : "j'ai eu la peur de ma vie ".

Souvent, quand il y a un grand danger, on dit "j'ai eu la peur de ma vie ". Ne devrait-on pas plutôt dire "J'ai eu la peur de ma mort " ? Parce que moi, en tout cas, c'est à ma naissance que j'ai eu peur de la vie !

Alors maintenant je la regarde la vie, je la scrute, pour la comprendre ; me comprendre ; nous comprendre.

J'ai remarqué :qu'on écoute, en tout cas moi, les problèmes des autres de loin quand on n'est pas concernés, pas en "danger" soi-même.

À la rigueur, parfois, si on écoute, "partage" le malheur, c'est parce qu'il y a un petit côté jouissif.

Par exemple le typhon aux Philippines. Aux premières infos, on nous annonce "au moins 10 000 morts ", ouah, on est bouleversé, voire contrit de se sentir bien vivants.

Cinq jours plus tard, quand les secours ont enfin pu se rendre sur place et atteindre les zones sinistrées, on nous précise "il y aurait4600 morts ".

Et là, quelque chose en nous est déçu ; mais c'est juste à la limite de la conscience.

Puis le jour suivant, tout compte fait, on nous informe qu'il y a : "plus (+) de 3500 morts " ; et nous on se sent carrément lésés : c'est pas 'plus (+)', ils nous l'ont vendu à 10 000, 3500 c'est le tiers, alors c'est moins !"

Et on ne s'intéresse plus à cette nouvelle comme on le ferait d'un film à suspens qui a perdu la tension. On est comme ça. En tout cas moi. C'est terrible de voir ça en soi.

Comme pour le 11 septembre. Mais là le pays était plus important pour nous, on a été émus plus longtemps parce qu'on a des liens ; enfin des intérêts tout du moins!

Et puis, on se ressemble, avec les Nord-Américains, ça nous touche de plus près.

C'est pour ça qu'on a du mal à s'intéresser aux problèmes des très riches qui sont taxés à 75%.

Comme les dirigeants de club de foot par exemple !

Et eux ils ont eu une bonne idée, pour rendre impopulaire une mesure… qui ne touche absolument pas le peuple. Ils se sont dits" allez, on va priver le peuple de matches ". Et ils ont demandé… à leurs "employés" –hein, finalement c'est leurs employés- de faire grève !

Ah ben maintenant si les patrons demandent à leurs ouvriers de se mettre en grève, comment voulez-vous qu'on s'y retrouve !Comment voulez-vous que le peuple ne perde pas le bon sens avec des patrons qui manigancent sans vergogne ?

Dire qu'en couture, les patrons, ce sont des modèles à suivre ! C'est bien le seul métier où c'est encore valable !

Bon, avec nos joueurs de foot, y'a plus trop à s'inquiéter, vu ce qui s'est passé vendredi, si ce soir c'est pareil, ils pourront toujours se convertir au tennis puisque que c'est un sport où il faut éviter de mettre la balle dans les filets !

Bon, on va quand même les soutenir.

En tout cas vous.

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