paris tablerait sur un déficit public à 1,2% du pib fin 2017
paris tablerait sur un déficit public à 1,2% du pib fin 2017 © reuters

Ça va aller beaucoup mieux en le disant.

Alors il est 6h55 heures du matin. Nos auditeurs ne sont pas encore bien réveillés. Pour les mettre de bonne humeur, je voudrais parler d’un sujet un peu léger, un peu funky, un peu cool : le déficit public. Wouh ! Calmez-vous ! Je savais que ça allait vous mettre en joie.

J’aurais pu choisir de vous parler de football. Tout le monde était content hier soir. C’est oublier bien vite que celles et ceux qui vont payer ce séjour au Brésil de l’équipe de France, c’est nous. D’ailleurs Franck Ribéry nous remercie. Il l’a dit hier soir. Dans ses mots à lui, bien sûr : « On est des joueurs qu’on est content d’avoir gagné. Surtout pour les Français c’est la cerise sur le cadeau ». De rien Franck ! Fais gaffe quand même au claquage au niveau de la syntaxe notamment.

N’empêche que tout ces frais supplémentaires vont encore creuser le déficit. Alors pour pallier à ça, deux possibilités. Faire des économies. Et lutter contre la fraude fiscale. Alors d’abord, faire des économies. L’UMP et notamment Henri Guaino ont une solution : baisser les salaires qui sont à la charge du contribuable. Mais oui Henri ! Et d’ailleurs, si on commençait par le tien ?

Il me semblait pourtant que tu voulais l’augmenter ton salaire de député Henri ? Ne serais-tu pas simplement un petit peu schizophrène ? Cela expliquerait pourquoi tu as lutté contre les idées du Front National en soutenant Nicolas Sarkozy.

Ceci dit c’est vrai. On pourrait baisser des salaires au sein du service public. Par exemple, si on baisse celui d’Éric Delvaux de 80%, on gagne de quoi payer une méthode Assimil pour apprendre le français à toute l’équipe de France. Faites un effort Éric. C’est urgent là. Merci pour eux.

Et puis venons-en à la deuxième solution. La lutte contre la fraude fiscale. À ce sujet, Charles Aznavour a avoué la semaine passée avoir versé de l’argent à des politiques, en échange de leur aide pour frauder le fisc. Quels politiques ? On ne sait pas.

Alors évidemment qui dit pots-de-vin dit vin, et qui dit vin dit Jean-Louis Borloo. Mais nous n’avons pas plus d’informations pour le moment.

Nous savons juste que Charles Aznavour était dans une mauvaise passe. Les paroles de ses disques ayant du mal à s’exporter. Notamment, je cite « il me semble que la misère serait moins pénible au soleil » qui n’aurait pas rencontré un franc succès en Éthiopie.

Il n’y a pas que les artistes qui s’exilent fiscalement. Il y a des sportifs aussi. Notamment des tennismen, Tsonga, Gasquet, Monfils et même Guy Forget. Ce n’est plus l’équipe de France de tennis, c’est l’équipe suisse de tennis.

Mais bon, on ne peut pas leur en vouloir d’être un peu proche de leurs sous. Ce n’est pas avec l’argent qu’ils gagnent en remportant des trophées qu’ils peuvent arriver à s’en sortir.

Voilà, il est désormais 6h57. Depuis le début de cette chronique, la dette publique a augmenté de 140.000 euros. Comme on ne peut pas compter sur Henri Guaino, ni sur Charles Aznavour, c’est toi, chère auditrice, cher auditeur, qui va devoir te mettre au travail pour rembourser tout ça.

Allez courage ! Vive la France ! Vive Goldman Sachs ! Et bonne journée à vous !

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