la cigarette électronique reste en vente libre
la cigarette électronique reste en vente libre © reuters

Je trouve la e-cigarette pas très nette. Tout d’abord parce qu’il y a spoliation d’une œuvre. Vous serez d’accord avec moi, que vapoter n’est pas fumer, que la e-cigarette n’est pas une cigarette, et que donc, « Ceci n’est pas une pipe », c’est tout de même bien Magritte qui l’a inventé.

La cigarette électronique, c’est en quelque sorte se persuader qu’on pose un acte… alors qu’on se contente de le simuler (et croyez-moi, en tant que femme, je m’y connais.)

Le vapotage, ce n’est absolument pas crédible, c’est de la fumée sans feu. C’est cloper sans clope. C’est jouer de la guitare sans guitare…

- Mais ça existe ! Cela fait même l’objet de concours, ça s’appelle le « Air-guitare », quand les concurrents miment un solo de guitare électrique.

Ah oui, c’est ça l’idée : brasser de l’air. En effet, la e-cigarette, ce serait un peu comme le air-guitare ou en son temps, le R-UMP, le groupe dissident de François Fillon à l’Assemblée, ou la R-ATP, les jours de grève.

Enfin, je vais m’arrêter là, sinon vous allez croire que la R-TBF, c’est de la radio sans le son. (Bon, ça peut arriver, parfois…) Et je ne vous parle même pas de R-TL (Mais non, je l’ai pas dit !) Et R-vé Mariton ! Ohlala, qu’est-ce qu’il mouline avec ses petits bras, à la commission des affaires sociales on l’appelle le ventilateur !

Bon, j’en reviens à la fausse cigarette qui fait de la fausse fumée. Le gouvernement envisage de la recadrer, oui, comme les ministres. Ce qui tend à prouver qu’ils évoluent dans un gouvernement sans gouvernail.

Recadrer le vapotage, c’est aborder la question des les lieux publics. Parce qu’attention, on se sait pas si c’est dangereux, on ne sait pas si les vapoteurs doivent être vendus dans les pharmacies ou dans ces magasins qui poussent comme des restaurants de sushis qui d’ailleurs, eux, servent de la viande sans viande, puisque ça s’appelle du soja. En revanche, ils proposent bien du riz avec du riz, ça, ça ne fait aucun doute.

Mais donc, où vendre les vapoteurs ? Certainement pas dans les bureaux de tabac, puisqu’il n’y a pas de tabac dedans. A moins que… Si les pharmacies commencent à vendre des billets de Tac o tac au comptoir, comme je le pressens, les bureaux de tabac pourront vendre des tests de grossesse, des éthylotests, et des vapoteurs, puisque de souffler dedans c’est nettement moins dangereux pour la santé. N’est-elle pas là, la solution ?

Bref, vapoter, c’est encore se situer dans cette zone nébuleuse, où l’on est un petit peu hors-la-loi, mais toutefois encore « dans » la loi. Comme tous ces gens qui vont acheter un tournevis cruciforme le dimanche chez Castorama. Un rebelle du dimanche, même s’il vapote toute la semaine. Une sorte de voyou, mais civique, qui a encore le droit de choisir s’il va se tuer à petit feu goût la fraise, ou à la banane.

Mais moi, je m’interroge : si la e-cigarette n’est pas une cigarette, peut-on dire qu’un e-responsable n’est pas coupable ? Ou qu’un e-radié peut encore postuler à Pôle emploi ?

Enfin, je dois vous faire une confession. Ce sujet me tient à cœur parce que j’ai commencé à fumer à l’âge de 6 ans. Oui, en Belgique, on fume très tôt des cigarettes en chocolat. Un élu a même envisagé son interdiction, car le seul fait de mimer de geste est un appel au crime !

D’ailleurs, je ne saurais trop vous conseiller de vous goinfrer de dames blanches et de coupes brésiliennes avant la prohibition de la cigarette russe.

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.