Agnès Buzyn a exposé son programme pour Paris dans le « JDD », la campagne de la candidate En Marche est lancée…

Pour Agnès, entre les grèves dans les hôpitaux et une pandémie… c’était devenu la routine… Ici, plus de temps à perdre, il reste trois semaines avant le premier tour ! C’est ça l’audace ! C’est choisir Agnès Buzyn pour sauver la municipale de LREM... Apparemment ils n'ont pas vu comment elle a sauvé l'hôpital, sinon ils auraient peut-être pris quelqu'un d'autre.

Hier, le JDD lui a demandé quelles étaient ses idées pour améliorer la sécurité des Parisiens, eh ben Agnès s’est pas démontée : « Alors déjà, ce que conseille pour la sécurité, je le dis aux Parisiens : il faut qu'ils évitent de se rendre aux urgences ! Y’a beaucoup trop d’attente c’est devenu dangereux ! »

C’est normal, ça reste sa principale expérience civile : elle est médecin. Donc quand elle panique « Ah lala mais j’ai à peine 36 heures pour torcher un programme ! » C’est pas grave, c’est le temps d’une garde… Agnès, t’as qu’à penser que Paris, c’est un CHU. Voilà. Après tout, que tu t’adresses aux aides-soignants ou aux Parisiens, ça revient au même : dans les deux cas, ils tirent la gueule, ils ont trop de travail et ils manquent de lits.

A La République En Marche on est tout à fait capable de transformer un Ministre de la Santé en candidat aux Municipales. Il suffit de changer la puce qui est située juste là derrière la nuque. Tout le monde est interchangeable : le Président de l'Assemblée peut devenir Ministre de l'Ecologie, la ministre des Transports peut devenir ministre de l’Ecologie, et même, attention… le Ministre de la Culture peut devenir Ministre de la Culture...

Alors oui, c'est vrai, l’alerte est maximale face au coronavirus et donc ça peut paraître étrange de voir la Ministre de la Santé quitter ses fonctions. Mais bon, on a rien dit quand deux ministres de la Transition écologique ont fait pareil en pleine urgence climatique...

Toutefois, c’est pour la personne qui est mutée que c’est le plus difficile. Le problème de la « Agnès ministre », c'est que depuis des mois elle est habituée à répondre "Non" à tout ce qu'on lui réclame. Et aujourd'hui la « Agnès candidate en campagne », il faut qu'elle fasse exactement l'inverse !

Et aussi depuis des mois, elle s’assied à l’arrière d’une voiture, qui démarre toute seule, parce qu’elle a un chauffeur, et puis là on lui dit : « Agnès, pour ton image ce serait bien que tu viennes à vélo »… Ok, très bien… Mais je ne comprends pas, je m’assieds et ça n’avance pas… Comment ça il faut pédaler ?

Je conclurais en saluant le défi dans lequel on l’a poussée… où elle s’est lancée… Surtout quand elle dit : « J’y vais avec mon cœur ». Et ça c’est vrai que par rapport à son prédécesseur on n’est plus du tout sur le même organe.

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