Après s’être expliqué devant le Congrès américain, Mark Zuckerberg a été auditionné mardi par le parlement européen, pour la légèreté avec laquelle Facebook évente nos données personnelles…

Zuckerberg effectue un tour du monde de la contrition. Ce qui revient à lui faire recopier en 53 langues la phrase « Je ne le referai plus… du moins plus pareil. » Et c’est amusant de le voir se déplacer jusqu’à Bruxelles, lui, l’inventeur d’un réseau social, alors qu’il lui suffisait de livrer ses excuses en streaming via Facebook live que nous aurions pu liker, pouce en bas, d’un clic dédaigneux…

Zuckerberg devant la représentation européenne, on aurait dit un vilain petit garnement qui a cassé une vitre…

Mais c’est la vitre qui donne sur notre chambre… Alors, c'est normal qu'il soit dans ses petits souliers le jeune milliardaire. Il n’y a pas si longtemps, il était invité dans les soirées d'Hollywood et aujourd'hui il se fait engueuler par Guy Verhofstadt, eurodéputé belge… Et ça… quand on est le patron de Facebook, plus puissant qu’un Etat nation, tu flippes devant Guy Verhofstad ! Et quand Zuckerberg se fait passer un savon par Gabriele Zimmer, l’eurodéputée allemande, il se dit quoi Zuckerberg, en son for intérieur ? Il se dit : « Gnagnagna pauvre conne ! »

Oui, on est d'accord qu'au fond de lui, Mark Zuckerberg n’en a rien à faire qu'on l'accable. D'ailleurs pendant que son interlocuteur lui parle, on sent bien dans son regard vide qu'il est en train de calculer le nombre de secondes qu'il lui faut pour gagner le salaire du député qui est en train de le pourrir. On ne peut pas espérer faire changer le PDG de Facebook : autant demander à Fillon qu’il rende l’argent !

C’est pour ça que mardi, il a abrégé son audition devant le parlement : le temps imparti a été dépassé de 15 minutes

Et vous savez combien ça gagne un Zuckerberg en 15 minutes ? Alors il a promis aux eurodéputés qu’il continuerait de leur répondre par « messenger » (smiley mort de rire). Il y avait notamment une question sur les profils fantômes à laquelle il n’a pas pu répondre… Quand tu penses que pour ça, les Tibéri n’ont pas attendu internet !

Ensuite Zuckerberg s’est rendu à l’Elysée, mais pas pour s’excuser, c’est juste que Macron lui a demandé s’il pouvait lui démerder son affaire de logiciel ParcourSup !

Alors que dans le fond, la question essentielle, c’est : « pourquoi miser sur l’intelligence artificielle alors qu’on possède déjà des gisements infinis de connerie naturelle ? »

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