Je suis allée vérifier une intuition et en effet, ça fera bientôt quatre semaines que l’on commente une demi-phrase de quatre mots : « ras-le-bol fiscal. »

Quatre semaines, c’est à peu près le temps que reste un gros tube en haut du Top 50. On peut donc considérer que le dernier single du gouvernement fait un carton. On attend tous la sortie de l’album… Le deuxième titre est déjà sorti, ça s’appelle « La pause fiscale »… On reste dans le thème, on joue à la fois sur les chiffres et sur les mots, on écoute un extrait…

Y’a un même un bonus track, une chanson cachée, dévoilée par François Hollande sur TF1, ça s’appelle : « C’est beaucoup, donc c’est trop ». Moi c’est un morceau que j’aime bien, parce qu’on sent tout l’univers fiscal de François Hollande. Et j’en parlais avec André Manoukian hier, dans ce titre on sent une petite influence groovy de Franck Ribéry, quand il dit : « J’espère que la routourne va tourner » ou dans une tonalité plus pop rock le fameux « Inconsciemment, il faut pas s’endormir. »

En revanche, le plan promo pour la sortie de l’album, c’était pas bon du tout. Et paradoxalement, c’est ce qui lui a fait une pub d’enfer. Allez comprendre…

Le vocabulaire employé est trop négatif : « matraquage fiscal », « enfer fiscal », ça ne donne pas envie de raquer (… de l’acheter !).

Je propose d’employer des mots connotés plus positivement. Et ça, Nicolas Sarkozy l’avait bien compris, quand il a sorti son single « TVA sociale ». Et puis son tube, alors là, le morceau qui l’a fait connaître : « Cadeau fiscal », avec un magnifique solo d’Eric Woerth à la batterie et Liliane Bettencourt à la basse. Ca a valu à Sarkozy une nomination aux Victoires de la justice, hier…

Alors, pour François Hollande, j’avais pensé à « Paradis fiscal », mais c’est déjà pris. Par contre, « Oasis fiscale », « la taxe évasion », « l’impôt tropical », ça c’est vendeur.

Voilà, il suffirait de l’appliquer à des produits liés à certains fantasmes pour que l’impôt envoie du rêve ! Oula. Ca m’a épuisé de faire le plan comm’ du gouvernement, je vais faire une pause dans cette chronique...

Je vous sers un café ? Vous voulez pas un kit-kat ? On est pas bien, là ? C’est spacieux ce studio… Profitez de la pause, car par définition, la pause ça ne dure pas, c’est même souvent parce que ça reprend très fort derrière.

Tiens, sinon je vous livre la plus mauvaise critique de l’album du gouvernement, dans « Les Inrocks ». La chanteuse du groupe rétro-punk « Désir d’avenir », Ségolène, qui dit : « Faire des impôts, c’est le degré zéro des idées ».

Là, on retrouve toute la quintessence de cette personnalité rebelle, influencée par les Sex Pistols… On l’avait senti dans son titre « L’ordre juste » Mais c’est un peu dur pour elle en ce moment, depuis qu’elle a quitté le groupe et qu’elle a entamé une carrière solo.

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