Cette semaine dans « L’Express », au milieu d’un numéro consacré aux « Trésors du terroir », on trouve… Claude Guéant.

C’est comme flâner sur un marché, et au milieu de l’étal de charcuteries, tomber sur une tête d’obus de la guerre de 14.

la garde à vue de claude guéant levée dans l'affaire des primes
la garde à vue de claude guéant levée dans l'affaire des primes © reuters

On est venu pour acheter du fromage de tête et on repart avec Claude Guéant. On ne sait pas lequel des deux a l’aspect le plus étrange. Guéant, ça doit être le genre de type qui garde sa cravate pour aller sous la douche. Ou qui garde ses chaussettes quand…

La vie de l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy connaît des sursauts… Exactement comme ce petit mouvement nerveux de l’épaule chez l’ancien président ! Comme si son bras droit le gênait.

L’ancien conseiller spécial semble avoir entamé un long et sinueux parcours judiciaire. C’est le « slalom Guéant. » La semaine dernière, il a passé de longues heures en garde-à-vue chez ceux qu’il a dirigé. Il la connaît bien la maison poulaga, le Claude.

L’enquête de « L’Express » tente d’éclairer la part d’ombre de Claude Guéant. C’est excitant, parce qu’à un moment du récit, on se demande s’il ne mène pas une double vie. Derrière cette façade austère, est-ce qu’il met des slips sur la tête en soirée ? L’article explique qu’il est devenu un simple avocat, dans un cabinet aux murs presque nus, sans secrétaire ni collaborateur et qu’il décroche lui-même le téléphone. Le problème c’est que le téléphone ne sonne pas. C’est l’abysse. Le Guéant total.

Dans le privé, il lui reste « un dernier carré de fidèles »... un dernier triangle plutôt… ou au moins une droite, entre deux points : quand il se regarde dans le miroir. Cela a l’air pathétique, on aurait presque envie de l’inviter pour le réveillon, je vous jure.

C’est embêtant parce que je suis certaine que ça le contrarie, la Saint-Sylvestre. Et l’article révèle que quand il est contrarié, il peut avoir le hoquet pendant plusieurs jours. C’est son côté Mister Bean.

A 32 ans, il entre au Ministère de l’Intérieur sous Giscard, ça explique déjà beaucoup de choses. Alors bien sûr il y a l’affaire des tableaux. Deux croûtes vendues à prix d’or avec lesquelles il prétend avoir acheté son appartement. Mais il faut le comprendre aussi, quand on entre à l’Intérieur à 32 ans, on n’a jamais loué ni acheté un logement de sa vie ! Il a toujours vécu dans des appartements de fonction, pépère. Alors la garantie locative, ça lui était passé au-dessus du cigare.

Pour un amateur d’art, il paraît que son bureau à Beauvau était plus que sobre. Avec pour seule déco un policier Playmobil (sans doute un hommage à Nicolas Sarkozy) et… une matraque dans le tiroir. Quand j’ai lu ça je n’ai pas osé imaginer ce qu’on peut trouver sous son lit…

Et puis côté mode, sa conseillère de l’époque a voulu briser la rigidité de sa silhouette en lui offrant une veste Barbour (une veste de chasse). Choix audacieux : il a failli virer punk !

L’enquête révèle enfin que Claude Guéant pouvait appeler ses conseillers dès 6h30 du matin pour présenter sa revue de presse.

Le jour où Alex Taylor (notre chroniqueur en charge de la revue de presse internationale) n’est pas disponible, on ne demanderait pas à Claude Guéant de venir nous la faire ?

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