Agnès Buzyn a annoncé hier qu’elle repart en campagne pour le second tour des élections municipales à Paris. Nous avons l’une de ses co-listières en ligne, Géraldine…

Oui, vous avez en ligne une personne en souffrance, Nicolas. C’est pour ça que je vous appelle, d’ailleurs : j’ai un message pour tous ceux qui se réveillent un peu déprimés d’aller au travail : dites-vous que ça pourrait être pire, vous pourriez être colistière d’Agnès Buzyn, comme moi… Voilà, nous on rempile aujourd’hui.

Quand Marlène Schiappa m'a téléphoné pour me dire qu'Agnès repartait en campagne, j'ai d'abord cru à un canular. Je lui ai dit « Oh tu me fais une blague ! Allez avoue, t'es encore chez Hanouna ! »... (elle est tout le temps fourrée chez Hanouna, Marlène) Eh ben pas du tout. 

Agnès repart. Et elle est « déterminée » ! (et ça, je crois que c’est le pire !) Depuis hier, elle essaie de rassurer tout le monde dans l'équipe. Elle nous dit qu'elle est confiante, que tout va bien se passer... Mais bon, vous connaissez sa capacité à appréhender les risques ? Donc nous on est complètement panique ! Plus on l'entend dire qu'il n'y a pas de problème, plus on voit arriver la vague des emmerdes...

Comment voulez-vous qu'on remonte une pente aussi raide avec le nombre de casseroles qu'on traine derrière nous ? On va se prendre la dérouillée du siècle. Même les partisans de Jean-François Copé vont se foutre de nous... Heureusement ils ne sont plus que deux.

Non mais on va leur dire quoi aux Parisiens pour les inciter à voter pour nous ? « Dati et Hidalgo, c'est la peste et le choléra, choisissez plutôt le covid-19 » ? Il va falloir complètement repenser la com'. Moi pour les affiches j’ai proposé de ne pas mettre de photo, et d’écrire Agnès Buzyn en pas trop gros pour faire moins tape à l’œil. On peut mettre son nom tout en bas à droite de l'affiche. En blanc, sur fond blanc...

Depuis deux mois les gens ont eu le temps de cogiter sur la situation, alors ils sont remontés à bloc ! On va se faire incendier sur les marchés, c’est même écrit dans le Journal « Le Monde », c’est vous dire ! La personne pour qui je dois leur demander de voter, c’est la personne dont on leur dit depuis des semaines que c’est la responsable de tous leurs malheurs. Je préférerais encore faire du porte-à-porte pour vendre des savons en amiante.

Quand je pense que si j'en suis là aujourd'hui, c'est parce que Benjamin Griveaux a mal fermé sa braguette. Depuis, il s'est passé tellement de choses... Quand je suis rentrée à la maison hier et que j’ai annoncé la nouvelle à mon mari, il m’a dit que c’était super ! Qu’il préférait encore passer ses soirées à m’écouter raconter ma journée de boulot que de regarder « Le bureau des légendes ». D’après lui il y a plus de rebondissements.

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