Le ministre de la Justice est favorable aux procès filmés. Et il s’active pour le faire savoir. Voici 24h dans la vie d’Eric Dupont-Moretti…

7h. La sonnerie du réveil retentit.

BOB « Faites entrer l’accusé »

Eric allume la radio et entend une voix familière : c’est la sienne ! Bon sang, c’est vrai, je suis ministre !

9h. Il commence sa journée par une interview, où le journaliste lui reproche de ne pas être écolo. C’est faux ! Hier il a emmené son faucon chez le vétérinaire, pour sa partie de chasse du week-end.

10h. Eric arrive au ministère. Il sort de sa voiture et sur le parking, une caméra l’attend déjà. Il fait une déclaration de 3 minutes, pas plus, car son chauffeur lui signale qu'il est en train de parler à la caméra de surveillance du parking.

13h. Ting ! Un SMS. C’est TF1 qui veut l'exclusivité des procès filmés. Ils veulent faire ça autour d'un feu de camp avec Denis Brogniart. En échange, ils proposent à Dupont-Moretti de faire des apparitions dans trois épisodes de « Camping Paradis ».

10h30. Enfin à son bureau, Dupont-Moretti consulte ses mails. Une demande de rendez-vous avec le Syndicat des avocats. Le 16 octobre... Ca tombe mal, pile le jour où enregistre « Fort Boyard ». « Maryse ! Le Syndicat veut me voir le même jour que Fort Boyard, donc vous annulez ! NON PAS FORT BOYARD, vous annulez le rendez-vous avec le syndicat ! »

En épluchant son courrier, Eric trouve une invitation pour une conférence sur la lutte contre la corruption. Ca lui rappelle trop Balkany, qui n'a toujours pas fini de payer ses honoraires.

13h30. Eric déjeune avec son agent. Un lunch sur le pouce : sanglier rôti avec des paupiettes de veau en entrée. Son agent lui annonce que Laurent Ruquier a écrit une pièce de théâtre pour lui, intitulée : « AKITATOR et à travers »… il est intéressé, mais en ce moment il est un peu charrette.

15h. De retour au ministère, il envoie un communiqué aux magistrats : s'ils désirent discuter avec lui, aucun problème, il a un créneau mardi prochain, à 11h, sur le plateau de Pascal Praud. 

Ting ! C’est Balkany. Il faut répondre immédiatement : « NON je ne fais pas d’échéancier pour les honoraires. Et arrête de m’appeler Rico, mon nom c’est ERIC ! »

17h. Il quitte le bureau pour se rendre à son cours particulier d'art dramatique avec Francis Huster. Et merde, il avait oublié. A 18h30 il reçoit une association pour la cause animale. Il faut qu'il rentre en vitesse pour virer les photos de corrida et la tête de sanglier accrochée au mur du bureau.

Ting ! Rhaaa. Isabelle Balkany : « Allez, viens dîner à la maison ce week-end, Grain de riz a cuisiné un canard laqué ! »

Il est 23h. Eric se démaquille avant de se coucher. Au bout de trois plateaux télé il étouffe sous trois centimètres de fond de teint. Ting ! C’est son agent : « Depardieu a refusé le prochain Astérix ! Y'a un coup à jouer ! T'es chaud ? »

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