Mais non ça ne va pas du tout ! La branche énergie d’Alstom sera vendue dans un mois, soit à l’Américain General Electric, soit à l’Allemand Siemens. Un fleuron de l’ingénierie française, aux mains des Ricains ou des Schleus … C’est catastrophique!

D’ailleurs pour donner l’impression de sauver l’honneur, le gouvernement préfère encore confier Alstom aux Schleus qu’aux Ricains , pour que le fleuron reste en Europe.

Les politiques nous expliquent que si on vend à Siemens, ce n’est pas un passage à l’étranger mais une « complémentarité européenne ». Voilà, je suis rassurée : c’est comme dire qu’il n’y a pas de crise, il y a juste des gens qui souffrent du manque d’argent.

Alstom, un « Fleuron »… Je ne me lasse pas de ce mot parce qu’en Belgique, nous on n’a pas tellement de secteur prestigieux où on est à la pointe… D’ailleurs, le « Fleuron », on dirait un nom de fromage; Ceux dont vous avez le secret… Vous savez, ceux qui courent tout seul, et qui d’ailleurs sont en train de se barrer.

Alstom symbole du déclin industriel de la France ? Mais je croyais que c’était Mittal ! Et puis à moment c’était Justin Bridou, racheté par les Mexicains. Le fleuron de la saucisse dévoré par des bouffeurs de tortillas et de Pépitos. Quel déclin.

Arnaud Montebourg a déclaré, je le cite : « Les entreprises françaises ne sont pas des proies ». Ben oui mon gros lapin, mais le capitalisme c’est pas un camp scout, c’est la loi de la jungle : "manger ou être mangé".

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif. Un nom qui sonne comme du Viagra pour le Medef. Et qu’il faudrait pourtant rebaptiser « Ministre du protectionnisme et de l’identité nationale des entreprises. »

Il faudrait déclencher une campagne de communication à la française. Comme la nouvelle pub d’Air France en ce moment : on voit pas le rapport avec les avions mais c’est chic, abstrait et terriblement conceptuel. Pour votre fleuron, Alstom. Je verrais bien le symbole du Français moyen à la cool. Le chanteur Antoine, en chemise à fleur, sur une plage avec une centrale nucléaire en arrière-plan, et il crierait : « ALSTOM,… l’électricien ! »

Il est temps de se secouer. Parce que Jeffrey Immelt, le PDG de General Electric, il a garanti à Hollande qu’il va créer des emplois. Bon, il a juste oublié de préciser que ce sera de l’autre côté de l’Atlantique.

Pour l’instant, afin d’illustrer la situation de crise, François Hollande a rassemblé autour de lui, toute une soirée… Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Pour faire barrage aux Américains, il a rassemblé les candidats à la primaire socialiste.

Voilà, donc pour résumer, Alstom a le choix entre se faire massacrer par des Américains ou se faire dépecer par des Allemands. Mais attention, le gouvernement ne voulait pas qu’Alstom soit vendu. Car cette entreprise fait des bénéfices et elle estle numéro 1 mondial des centrales électriques, des turbines hydroélectriques, des TGV, TER, tramways ou des systèmes ferroviaires. Ben oui, c’est bien pour ça que G.E. et Siemens veulent l’acheter! Ils ne vont pas acquérir un truc miteux qui perd des sous et qui n’a aucun avenir.

Enfin, Montebourg accuse le patron d'Alstom d'avoir menti. C’est pas bien ça. En politique on peut, mais pas dans les affaires…

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