L’été a été catastrophique, pour une fois on peut être soulagé de voir septembre arriver…

Oui, les juilletistes ont eu les inondations et les aoûtiens, les incendies. Puis il y a eu le rapport du GIEC ET le retour des talibans, ce qui en résumé signifie : « On va tous crever, mais à Kaboul on va quand même lapider les femmes d’abord ». Le tout pendant que les anti-vax inventaient la guerre civile en slip de bain et en tongs. Maintenant les vacances, c’est : crème solaire, anti-moustique et Lexomil.  

D’habitude j’arrive à surmonter tout ça grâce à un peu d’humour. Sauf qu’en vacances je ne fais pas de blagues, ça me rappelle trop le boulot ! Voilà pourquoi je suis tellement enthousiaste à l'idée de reprendre cette chronique et de vous retrouver. Et donc, ce matin, j'arrive dans les couloirs de France Inter toute guillerette, et là, qui est la première personne sur qui je tombe ? Natacha Polony ! Elle est chroniqueuse dans le 7/9, à 7h20. ! C’est ma nouvelle collègue ! Donc en deux mois on est passés de Nicole Ferroni à Natacha Polony ! Non, mais c’est bien… moi j’aime bien quand on donne la parole à des gens qu’on voit assez peu et qu’on n’a pas souvent l’occasion d’entendre… 

Bref, là, j’me dis : « C’est pas grave, la première invitée de rentrée elle va nous donner la patate »… Et là, on a entendu qui ? Christine Angot ! Vous voulez nous achever ou quoi ? Polony ET Angot ! On se croirait chez Ruquier ! Manquerait plus que Léa Salamé !... Hein ? Ah oui vous êtes là…  

Donc si vous avez caché Yann Moix quelque part dites-le tout de suite, sinon ça va trop déstabiliser l’auditeur. Je l’imagine dans sa salle de bain, il nous écoute et il crie : « Chérie ! Change de station je crois qu'on est sur Europe 1 »… Rassurez-moi, c'est toujours Marie-Pierre Planchon qui fait la météo ? Elle n'a pas été remplacée par Audrey Pulvar ? Je demande !  

Parce que là on est partis pour une année électorale ! Ca devrait m’enthousiasmer ça ! Mais comme si ça ne suffisait pas, Bruno Retailleau s'est retiré de la course à la présidentielle. J’avais tout misé sur lui moi ! Je croyais qu'on allait le voir trois fois par semaine, je pensais qu'il allait installer son QG de campagne dans le bureau de la matinale. Quelle désillusion ! 

Allez, on est encore au moins d’août pendant deux jours, ce soir j’irai boire un dernier mojito. Et je trinquerai à la nouveauté de cette matinale : la disparition de la chronique environnement… Oui y’en avait une avant… à 7h20… et puis après cet été on s’est dit « foutu pour foutu », ça sert plus à rien. Donc ce soir, je dirai au barman : « Allez, avec ce mojito, je porte un toast à la crise climatique ! »… Mettez pas trop de glace dedans, du coup… 

  • Légende du visuel principal: Charline Vanhœnacker © Radio France /
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