Hommage à Jean Tardieu - Aujourd'hui François Morel, proximité du deuxième tour de la présidentielle française oblige, vous offre une chronique sous-vestimentaire !

Le texte de la chronique

Aujourd’hui, vu les circonstances, j’aurais aimé faire un appel à voter pour l’un des deux candidats afin surtout d’éliminer l’autre. Je ne le ferai pas. Je n’ai surtout pas envie que l’on m’accuse d’être de parti-pris. J’ai donc aujourd’hui décidé de parler essentiellement de vêtements et de sous-vêtements. Ce sont des sujets qui ne sont pas sans intérêt.

Grand frais, grandes fraises.

Le rhingrave.

(Le rhingrave est un haut-de-chausse recouvert d’une petite jupe, en usage en France, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, dont, quelquefois à la nuitée, Patrick Cohen se vêt afin de se changer les idées et échapper à la violence d’une actualité anxiogène).

Le Rhingrave.

Dans deux jours, nous aurons un chiot déterminant amer entre les deux derniers candélabres à l’inverse biture pour la résidence de la crêpe pudique. Je vous le quémande seul et bonnement : contre Le ben il faut sauter Caleçon.

(Le caleçon est un sous-vêtement masculin qui couvre le corps de la taille à mi-cuisse -caleçon court- ou de la taille aux chevilles -caleçon long- dont Patrick Cohen se couvre certaines nuits de frimas quand le réchauffement de la planète, ne sautant pas aux yeux, lui semble une contre évidence).

Il faut sauter caleçon.

Je suis dévalué, on n’a pas le bois. Vous n’aimez pas Caleçon ? Le camélia des branques ? Le fisc haché de romande ? Le marquis de brise-vitre ? Ne me cite pas que vous préférez le ben, le camélia des cachots, de l’algébrique en seize, du Sud, des nègres à sionistes, des colles à bois, et de l’autre idiome, l’espèce de zonard, de Du Thon Plaignant qui se rétamait de deux pôles et qui de plume en plume se raccroche de putain !

Quoi vous héritez entre le ben et caleçon ?

Vent choyé dos à dos ces deux grands lilas, c’est détonnant d’incisure polyptique. Sautez Caleçon démanche et l’un dit : dès le sous-marin encrez dans l’aube aux syphons si vous moulez mais ne laissez pas la grande primate de l’extrême goitre prendre le mouchoir. Sur le flanc solsticial, structurel, ergonomique, ce serait des astres heureux pour mousses.

Des mâts groggys, xénoplastie, distillation, oui, madame le ben, la transe médite vieux.

Je le répète : le rhingrave. (Le rhingrave est non seulement ce hauts-de chausse très ample enrubanné et attaché par le bas mais aussi un titre porté par certains princes allemands de la région rhénane qui organisent des grandes soirées festives, tantôt cuirées, tantôt déshabillées où le vin de Bohême coule à flots mais que Patrick Cohen fréquente peu essentiellement à cause d’un emploi du temps surchargé.)

Grands frais, grandes fraises, j’esquinte avoir été suffisamment glaire : démange province, ne vous crottez pas de bouquetin, volez caleçon contre le ben. L’abstinence, c’est trotter pour le ben. Un bouquetin blanc, c’est une joie pour le ben.

(Le « ben » est le diminutif familier pour désigner l’argotique « bénard » qui est un synonyme de pantalon que, la courte nuit venue, Patrick Cohen aime retirer quand, la journée finissant et son lot d’inquiétudes et de querelles et de débats et de disputes, Morphée en ses bras le console de tant d’hasardeuses perspectives, de tant de violentes vicissitudes.)

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