En plus d’être prêtre, le Père Peschet est dessinateur humoristique. Chaque jour que Dieu fait, paraît en effet sur le site de la paroisse Marcel Callo mais également dans Ouest-France, édition ornaise un dessin du prêtre flérien.

Il ne vous a pas échappé que la plupart des humoristes, quand ils ne sont pas belges, viennent du département de l’Orne, précisément de la région de Flers. Je n’invente rien. Tout le monde vous le dira. Et ça ne date pas d’hier. Guy Mollet, flérien et président du conseil sous la quatrième république, a eu cette phrase historique qui, encore aujourd’hui, reste une grande source d’inspiration, non pour les humoristes mais  pour les dirigeants politiques : « On nous dit que notre politique a échoué, est-ce une raison pour y renoncer ? »

Nathalie, auditrice de France Inter, flérienne et lectrice de Télérama attire mon attention cette semaine sur ce qu’elle considère comme un aptonyme alors qu’il me semble qu’il s’agit plutôt d’un contre-aptonyme. En effet, elle évoque un prêtre, le Père Peschet qui exerce son apostolat au sein de la  Paroisse Marcel Callo de Flers. Un aptonyme, je le rappelle est un nom de famille qui est en relation avec son métier, par exemple, monsieur Letondeur, coiffeur, monsieur Millepied, danseur chorégraphe. En revanche le Père Peschet, Christophe de son prénom représente plutôt un contre-aptonyme puisque sa profession de foi l’invite justement à combattre le péché.

Mais ce n’est pas pour parler d’aptonymie que j’évoque ce matin le Père Peschet dans cette chronique inspirée par un article de Télérama dont le sujet était justement le Père Peschet qui  en plus d’être prêtre est dessinateur humoristique. Chaque jour que Dieu fait, paraît en effet sur le site de la paroisse Marcel Callo mais également dans Ouest-France, édition ornaise un dessin du prêtre flérien. Un recueil de ses dessins humoristiques vient de paraître chez Publica intitulé « Confinement, déconfinement et autre raffinements ». 

Il est toujours périlleux de décrire un dessin humoristique. J’invite donc l’auditeur à se rendre sur la page Facebook de la paroisse Marcel Callo de Flers ou de s’abonner à l’édition ornaise du quotidien Ouest-France. L’inspiration, certes, est assez éloignée de celle d’un Reiser ou d’un Siné mais saluons un religieux capable de pratiquer une douce ironie.

L’ouvrage  a été sélectionné pour le Prix de la BD d’Angoulême prévu du 24 au 27 juin prochain, il  a reçu la bénédiction de Monseigneur Jacques Habert, évêque de Sées puisqu’il en a signé la préface.

Le Père Peschet est à ma connaissance la seule personne à porter la double calotte de prêtre et de dessinateur humoristique.

L’église, d’ailleurs, peut actionner son encensoir et lui rendre grâce. Ils ne sont pas si nombreux aujourd’hui les prêtres qui font parler d’eux non pour leurs penchants coupables mais pour des talents emprunts de bienveillance et de pureté.

Prenez garde cependant, Père Peschet de ne pas  sombrer dans le péché de vanité. Votre ouvrage qui déjà a reçu un accueil excellent pourrait voir ses ventes  exploser dès aujourd’hui après cette extraordinaire publicité gratuite qui est faite ce matin sur la radio la plus écoutée de France.

Allez vous Père Peschet vous satisfaire de la page Facebook de la paroisse Marcel Calot de Flers et de l’édition ornaise du quotidien Ouest-France ? Viserez-vous plus haut ? Allez vous postuler au poste laissé vacant par Plantu du journal Le Monde ? Comment réagirez-vous quand le Canard, Charlie, Siné Hebdo voudront vous embaucher, quand la publicité vous proposera un pont d’or ?

Ne préjugeons pas de vos décisions. Faites selon les directives de votre âme. Continuez à prier et à dessiner pour nous.

Allez en paix Père Peschet.

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