Par ma largeur d’esprit, par mon attitude humanitaire, ma démarche altruiste, je suis devenu au fil des années une sorte d’Organisation des Nations unies à moi tout seul, capable d’intervenir dans les conflits les plus violents.

Je sais combien les dissensions apparues entre Booba et Kaaris ont pu être traumatisantes pour ceux qui, ne se sont jamais tout à fait remis des anciennes querelles entre Guy Béart et Serge Gainsbourg, entre Antoine et Johnny, tous ceux, à l’instar d’un Dominique Seux, qui tout en  appréciant la charge érotique de Booba ne sont pas sans estimer la fougue charnelle de Kaaris, qui tout en reconnaissant l’inspiration poétique de Kaaris ne méprisent pas pour autant  le souffle lyrique de Booba. 

Booba et Kaaris sont comme deux grands fauves lâchés dans l’écriture de notre époque de violence et d’insatisfaction devant le temps qui passe et la patience qu’il faut parfois pour obtenir le dernier Smartphone de chez Apple avec toutes ses applis. 

Souvenons nous de tout ce qu’Apollinaire doit à Booba. Apollinaire écrivait… 

« Passent les jours et passent les semaines , ni temps passé ni les amours reviennent ». 

Booba dans un style plus resserré, plus saisissant, plus percutant notait… 

« Passent les gos, passent les euros, passent les années, Passent les clashs, guerres, Ma carrière est cellophanée. »

Sur une musique de Frédéric Chopin dont les relations avec George Sand ne sont pas sans rappeler les tiraillements qui existent aujourd’hui entre les deux rappeurs, je voudrais en ces temps macroniens où l’on peut en même temps aimer Sartre et Camus, Voltaire et Rousseau, Dolce et Gabbana, dans une perspective de réconciliation, d’apaisement, d’harmonie, mêler Booba et Kaaris, Booris et Kaaba, Baaris et Kooba…

Extrait Chopin

Ferme un peu ta gueule, va me faire un steak frites

J'serai au moins dans l'cul d'ta connasse
Quand j'aurai pris le coup de grâce
J'ai d'autres objectifs mais tu persistes
Tu crois que j'baise tout c'qui bouge de Boulogne, Pont de Sèvres à Pierrefitte

Tu m'as fait mal au crâne, j'suis à deux doigts de te court-circuite
J'aime les festins pas les pique-niques

Ta tronche d’enfant de putain ne me dit rien qui vaille
J'ai besoin d'aller vite, j'me fais flasher sur toute la route
Alors que j'me faisais sucer, je pensais à mon futur
Je fais partie de l'élite, je remplis Bercy, le Zénith
Mais quelle trace je vais laisser si je ne fais pas de marmots
Puis je cracha dans la gorge de cette pute à 150 euros
Traces de rouge à lèvres sur mon polo Gucci
Si j'roule à 2 à l'heure, j'regarde sûrement un gros cul passer

Tu m'as tapé dans l'œil, je t'ai mis sur le côté
Approche pas de mon cœur, girl, tu vas sauter
J'me dis que j'vais la ter-je mais wallah qu'est-ce qu'elle est bonne
Alors je ferme les yeux, je plane 

J'suis un killer, girl, j'suis un killer, killer, killer
Ici y a pas de loosers
J'serai dans le 92 vers les coups de douze heures
J'suis un killer, boy, j'suis un killer, killer, killer

Killer, killer, killer
J'suis un killer

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