Comment conclure le grand débat ? Parce qu’il faudra bien que ça s’arrête un jour.

Ça a donné lieu à des grandes émissions originales l’après-midi, certains ont même renoncé à visionner les rediffusions de Colombo ou du Commissaire Maigret pour regarder ces grands raouts dans des régions dont habituellement on entend parler qu’au mois de juillet quand il y a le passage du Tour de France, ça a permis de découvrir tout un tas de maires de petites communes, ça a donné un formidable coup de projecteur sur leurs villages et sur eux mêmes. Jusque là, quand on était l’édile d’un petit village, ancien professeur d’histoire ou de comptabilité, la seule façon de passer à la télé, c’était de s’inscrire aux castings de Questions pour un Champion. Là, même plus besoin de se casser le crâne pour savoir si on choisit le questionnaire sur les grands fleuves d’Europe ou les Michel célèbres, et puis non finalement je vais prendre le thème mystère parce que j’aurais préféré prendre les fromages de nos provinces mais hélas Martine les avait déjà choisis… 

Enfin, bon, là, il a suffi de mettre un costume et une cravate, se rendre jusqu’au Gymnase Olivier Stirn ou à la salle Gérard Le Normand, préparer un petit discours pour dire qu’il y a trop de contraintes et pas assez de médecins, trop de taxes et pas assez de bureaux de postes, que la maternité est trop loin et la centrale nucléaire trop proche, et à la fin avoir droit à la logorrhée du Président qu’on n’oublie surtout pas de remercier d’avoir fait le déplacement jusqu’ici alors qu’il a sûrement autre chose à faire, et qu’on a été drôlement content de l’écouter vu qu’il est aussi loquace que Julien Lepers et aussi souriant que Samuel Etienne.

Bon, mais il y a un moment donné, on aimerait bien que quelqu’un dise comme Jean-Claude Dusse dans Les Bronzés « Je sens que je vais conclure » parce que la discussion ne peut pas être éternelle. Surtout qu’on aurait pu penser que les problèmes des français étaient connus des gens qui avaient sollicités le pouvoir et que  même c’était justement pour ça que certains avaient souhaité devenir Président de la République il y a deux ans.

Visiblement non. Il n’est jamais trop tard, vous me direz. Non, mais il n’est pas trop tôt non plus…

A un moment donné, il faudrait arrêter de discuter et se mettre au boulot. Je rappelle qu’il y a pas mal de chantiers à régler, au hasard, j’en signale deux, trois…, l’éclairage public est défectueux à Saint-Rémy-les-Moutiers, la chaussée est  très glissante au niveau du lieu dit  La Rigaudière sur la route entre Montilly et Caligny, essentiellement à cause du passage des bêtes de la ferme des Dubuisson, à Saint- Ferouz-sur-Lisons, les volets électriques de la mairie ont tendance à rester coincés au premier étage, par ailleurs la ligne 12 du métropolitain est améliorable. Pas mal de pain sur la planche donc. A propos, à Saint-Cornier-des-Landes, on cherche un couple de boulangers pour remplacer les précédents. Vous me direz, il y a le Coccimarket. Je vous dirai « C’est sûr, mais ça remplace pas complètement la boulangerie, surtout si on aime les chouquettes. »

Comment conclure le grand débat ? Un feu d’artifice, une marche blanche, un grand pique-nique, ou alors une super méga réunion publique où on rediscuterait tous ensemble, un référendum ?

Sinon, il y a toujours la solution de demander à Jean-Louis Borloo de faire la synthèse de tout ça et puis on rediscutera de tout ça, mais alors, dans ce cas là, plutôt à l’occasion.

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