D’abord, je vous remercie monsieur Demorand de me laisser la parole.

Etant d’un esprit volontiers franc-tireur,  je ne suis pas toujours d’accord avec monsieur Emmanuel Macron, Président de la République,  mais là, je voudrais le féliciter pour son opposition, radicale et pas qu’un peu, que je partage totalement, à ce phénomène venu comme par hasard d’Angleterre, intitulé le « Dry January ».

Qu’est-ce que le « Dry January » ? C’est le fait de vouloir rester sobre pendant tout le mois de janvier. Et, non seulement de rester sobre mais de ne pas boire une seule goutte d’alcool. Ce qui, personnellement, me semble inhumain.

Je voudrais exprimer ce matin, radicalement et pas qu’un peu, ma désapprobation absolue concernant un supposé challenge que je crois contreproductif puisque générant de la frustration et ne pouvant donc déboucher que sur de la déception.

Réduire sa consommation d’alcool, pourquoi pas ? Si on en sent le besoin. Si on a envie. Je suis moi même le premier à prôner cette réduction... Peut-être pas le premier. Mais le deuxième ou le troisième.

Réduire sa consommation d’alcool, oui, mais de manière progressive.

Par exemple, il m’arrive, et je peux le prouver devant huissier, de passer des matinées entières sans me servir une seule goutte d’alcool. La nuit également, il n’est pas rare que je profite de mon sommeil pour ne pas boire une seule goutte d’alcool parfois pendant plusieurs heures d’affilée.

Mais l’idée de supprimer totalement l’alcool en janvier alors que les soirées sont encore longues et que le mois compte 31 jours est particulièrement nocive, pour la personne qui sait vivre, et qui a soif.

Un médecin de mes amis avec qui je prends souvent l’apéritif et aussi le digestif me faisait remarquer que l’eau, toute eau qu’elle est, toute pure qu’elle se présente dans des publicités de torrent et de montagnes enneigées est également pernicieuse quand elle est prise en trop grande quantité. Les termes médicaux désignant le fait de boire trop d’eau sont la potomanie et la polydipsie psychogène et personnellement ça me fait extrêmement peur.

Boire trop d’eau peut causer une hyponatrémie et œdème cérébral, donc tout un tas de bordel que je ne vous raconte pas. 

Et je m’étonne à ce sujet que les publicités d’Evian ou de Volvic, à l’instar des alcools, ne précisent pas que l’abus d’eau peut être également dangereux pour la santé.

Encore une fois, c’est deux poids, deux dosettes.

Dans ce cas là, pourquoi ne pas décider d’un mois de janvier entièrement sans eau, sauf pour se laver les pieds. Je suis personnellement prêt à relever le défi.

Qui m’aime me suive. A la bonne vôtre tout le monde.

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