Exceptionnellement, ce matin, François Morel a choisi de prendre la défense de Nicolas Sarkozy.

Personnellement, j’ai regretté que Trump succède à Obama. Je dis "personnellement" mais c’est très exagéré, j’ai regretté comme tout le monde à France Inter, à Radio France, même comme tout le monde parmi les gens que je fréquente. Je suis le type…, et tous ceux qui détestent le service public vous le diront, je suis le type même du bobo moutonnier banal, qui pense moyen.

Je me permets cependant ce matin exceptionnellement et je m’en excuse par avance auprès de mes louangeurs habituels, (je présente mes excuses également à mes contempteurs à qui ce matin je ne donnerais pas de grain à moudre),  de faire un petit pas de côté afin de prendre la défense de Nicolas Sarkozy.

(Ce qu’il ne faut pas faire pour attirer un peu l’attention de l’auditeur afin de continuer à participer à la matinale la plus écoutée de France et de permettre ainsi à France Inter de rester la première chaine de France...) 

Oui, je prendrai la défense de Nicolas Sarkozy que l’ancien président américain a présenté ainsi : « Avec sa peau mate, ses traits expressifs, vaguement méditerranéens (son père était hongrois, son grand-père maternel juif grec), et de petite taille (il mesurait à peu près 1, 66 mètre, mais portait des talonnettes pour se grandir), on aurait dit un personnage sorti d’un tableau de Toulouse Lautrec. » Plus loin, il parle de « sa poitrine bombée comme celle d’un coq nain. »

Je ne dis pas qu’il ne m’est pas arrivé moi-même de critiquer l’ancien président français, voire de l’attaquer de manière assez basse. Je ne dis pas. Mais c’était lors de rencontres informelles et privées. Parce que pardon, monsieur Obama, mais Sarkozy, il est à nous. Il arrive parfois que je critique mon épouse  de façon injuste et cruelle mais seulement devant elle et je ne supporterais pas d’entendre le quart de la moitié du commencement d’une critique prononcée à son sujet par quiconque d’autre que moi. 

Ça va, monsieur Obama, vous êtes grand, vous vous sentez beau, puissant, mais ça va, moi aussi je suis invité par François Busnel. Alors, franchement, la description physique que vous faites de monsieur Sarkozy et qui pourrait se résumer par un « nain basané juif et monstrueux » ( Oui, monstrueux, revoyez les peintures de Toulouse Lautrec !) , ne vous grandit pas, ce dont vous vous foutez sans doute puisque vous mesurez déjà 1,85 mètre.

Il met des talonnettes Sarkozy ? Et alors ? Et si ça lui plait ? Et si ça lui fait plaisir ? Et s’il se sent mieux avec vu qu’en plus ça absorbe les vibrations au niveau de sa voute plantaire ? 

Sur la cour de récréation, on disait "Oh non, pas les affaires !" Dans le débat public, on devrait  dire "Pas le physique !"

Monsieur Obama, pardon mais Sarko, il est à nous. Nous, on a le droit de le critiquer comme on veut, quand on veut. Mais vous, vous n’y touchez pas.

  • Légende du visuel principal: François Morel en studio © Radio France /
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