Respect, reconnaissance infinie. Ça ne s’arrêtera jamais. C’est ça qui est bien. Le feuilleton est interminable. Les scénaristes de "Plus belle la vie", sont dépassés, surpassés, la réalité dépasse la fiction, la matérialité dépasse l’affliction.

Bravo Johnny ! 

On aurait pu croire que la poule aux œufs d’or en exclusivité allait décéder. Ça aurait été dommage. Ça aurait été ballot. Et bien non, la poule  est un Phénix, elle s’est foulée la patte, on la croyait à terre, mais voilà qu’elle se relève, elle s’ébroue, elle se secoue les plumes et puis, plus frétillante, plus énergique que jamais, la revoici, elle remonte sur ses ergots et  elle pond un œuf, un nouvel œuf, un œuf tout neuf.  

Décidemment, les années Johnny ne sont pas mortes, les années Johnny, jamais ne mourront. Ses mariages, ses amours, ses copains, ses départs, ses retours, ses traversées du désert, ses rentrées triomphales, ses enfants, ses adoptions, sa solitude, sa vie de famille, ses vacances, ses déménagements, la Suisse, Los Angeles, sa maladie avaient alimenté la presse pendant de belles années. 

On avait cru que sa mort serait le point d’orgue. On s’est agité. Suppléments et numéros spéciaux en tous genres se sont multipliés comme un baroud d’honneur, comme un point final lucratif avant le silence et la paix éternelle. 

Ça aurait été tellement dommage. Vous imaginez le manque à gagner ? 

Eh bien, non, ouf, le nouvel épisode : les enfants sont déshérités, la veuve est écœurée, écœurée qu’elle puisse avoir à partager.  Formidable ! Les Atrides, à côté, c’est les Bisounours. Déshériter ses enfants, c’est une idée merveilleuse, ça va permettre de relancer la machine au moins pendant dix ans. La guerre entre la veuve et les orphelins (quoi de plus émouvant ?), entre les anciens enfants et les derniers enfants. Les déclarations des anciennes épouses seront à nouveau sollicitées, si chacun fait un effort, si chacun y met du sien, franchement, ça peut être formidable ! Rachida Dati aura forcément quelque chose à dire, ça peut être merveilleux.

Ça ne s’arrêtera jamais

Mais il ne faut pas baisser les bras, ne jamais se dire que l’histoire est finie. Encore et encore, il faut faire preuve d’imagination. Des coups de théâtre, des revirements. Les amours secrètes de Johnny, les enfants cachés de Johnny. Il faut y penser, même si sur le plan financier, ça ne semble pas forcément intéressant, il faut  penser à aller déterrer régulièrement Johnny à Saint-Barth, comme ça, pour vérifier son ADN, pour le plaisir, pour pouvoir exposer et vérifier sur papier glacé l’évolution de son cadavre, et sortir les histoires les plus inattendues, son mariage secret avec Yvette Horner, avec Juliette Hackius, ses cinq à sept avec Bernadette Chirac, sa liaison avec Michel Sardou, ses amours avec Gérard Larcher, il ne faut pas avoir peur,  il faut faire fort, chaque semaine, pour que ça ne s’arrête jamais.

Et si, la semaine prochaine, on commençait par un peu de douceur, une tentative de réconciliation, l’expression de votre bonne volonté Laeticia. 

Allez, soyez cool, pour Laura, la pochette dédicacée du 33 tours, pour David, un blouson en cuir. 

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