François voulait saluer le plus grand acteur de théâtre du XXè siècle, le plus drôle, le plus incroyable, le plus vif, le plus extraordinaire, le plus inventif, le plus impressionnant, le plus fou, le plus précis avec cette rage de jouer qui laissait le spectateur pantois, abasourdi, comme deux ronds de flans...

Robert Hirsch faisait rire avec chacune de ses intonations, avec chacun de ses gestes, avec chaque centimètre carré de son corps d’athlète. L’acteur Alain Pralon me racontait que lorsque Robert entrait en scène dans Amphitryon, le plateau était plongé dans le noir, on ne voyait que sa chandelle tenue à bout de bras, et avec sa seule main, avec son seul tremblement, avec la seule perfection du geste, il déclenchait les applaudissements du public qui n’avait pas encore vu son visage.

Robert Hirsch était tout simplement un acteur incroyable. 

Le plus drôle, le plus cruel dans la vie. Regardant dans le trou du rideau de la Comédie Française, avant d’entrer en scène, afin de voir qui était dans la salle, un camarade l’interroge « C’est qui au deuxième rang ? » Reconnaissant une imposante comédienne, il répond  « Béatrice Bretty ». « Ah oui. Et à côté ? » « C’est toujours Béatrice Bretty. »

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