François Morel remercie Nicolas Demorand de lui donner la parole avec cet esprit d’enthousiaste camaraderie qui l’anime. "« Qui t’anime ». Je n’ai pas dit « qui t’habite » car je ne veux pas tenter le diable..."

Je voulais, ce matin,  féliciter le pape François de ne pas avoir accepté la démission du cardinal Barbarin et de n’avoir pas suivi la clameur si malfaisante de cette horde d’incrédules qui n’ont de cesse que de vouloir discréditer l’église et ses serviteurs. 

Je rejoins ce bon abbé de la Morandais de la paroisse de LCI-BFM qui tient des propos s si miséricordieux sur la question de la sexualité. « On a toujours l’impression, dit-il, qu’un viol, c’est de la violence. »

C’est tellement juste l’abbé ! Souvent, le viol est décrié, dénigré, vilipendé. Le viol, et on s’en étonne à l’épiscopat, est souvent vu de façon arbitraire à l’aune de sa brutalité supposée. Alors que le viol est d’abord un acte d’amour. Il est l’expression de l’intérêt que l’on porte à l’autre,  un désir de partage, je dirais même de communion, de fusion des corps visant à une alliance des esprits. Je ne voudrais pas entrer dans les détails scabreux dont se délectent si volontiers nos adversaires, mais une fellation, une sodomie ou un simple toucher rectal ne sont souvent que rappels, certes vif, certes physiques, certes énergiques et radicaux du premier précepte de l’église « Aimez-vous les uns, les autres. » 

D’après les échos que j’ai eus, poursuit l’abbé de la Morandais de la paroisse de Match TV, Paris Première et Direct 8, l’enfant cherche spontanément de la tendresse d’un homme ou d’une femme. » 

L’abbé de la Morandais a des échos. On ne sait pas d’où. Mais il a des échos. Et il n’hésite pas à relayer ces échos. Des échos venus de personnes qui, elles-mêmes, sans doute, ont côtoyé l’enfant,

l’enfant, parfois pervers, parfois tentateur, qui, de lui même, sans forcément penser à mal, porte des maillots de corps ajourés et des bermudas bien au-dessus des genoux.

L’abbé fait bien de préciser que l’enfant recherche « la tendresse d’un homme OU d’une femme » car il n’y a pas de raison que la femme, hélas moins portée sur le viol que l’homme, reste cependant à l’abri des odieuses accusations. En rajoutant la femme dans le débat, l’abbé de la Morandais, l’ouvre, l’élève et l’élargit.

« Vous avez tous observé qu’un enfant, il vient, il vous embrasse sur la bouche » note encore l’abbé de la Morandais, observateur de la paroisse de l’Académie des 9. Je ne saurais trop encourager l’abbé à bien vouloir communiquer mon 06 aux parents de ces enfants qu’il me plairait d’introduire dans les camps scouts dont j’ai la charge chaque été.

J’ai regretté que l’abbé soit revenu sur ses propos à la suite de critiques qui lui ont été faites, parfois même au sein de l’église puisque l’archevêque de Paris, lui même, les a fermement condamnés, manquant de cet esprit de confraternité, de solidarité, d’esprit de corps qui en revanche n’a jamais fait défaut au cardinal Barbarin.

Revenons à quelques principes simples. Ne déprécions pas systématiquement le viol, ne calomnions pas obligatoirement le violeur, homme souvent respectable et qui  fait ses dévotions mais continuons à condamner l’usage du préservatif.

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