Une fois n’est pas coutume, je vais parler aujourd’hui d’économie et d'un secteur à l'arrêt depuis le 16 mars : l'industrie des bisous, les marques de tendresse sont à la peine et il y va de l’avenir de la France !

Je vais évoquer plus précisément un secteur complètement à l’arrêt depuis le 16 mars 2020, en raison du Covid-19, je veux parler de celui de la production de bisous, de baisers, et plus généralement de toutes les marques de tendresse.

Depuis le 16 mars, l’industrie du bisou est tombé en France de façon catastrophique. S’en relèvera-t-elle un jour ? C’est la question. Jamais la France n’aura connu une telle baisse dans ce domaine d’activité. Jamais on aura si peu embrassé. Même en période de crise, même au moment du krach boursier de 1929, même sous l’occupation allemande, le baiser n’avait connu un tel déficit. Je crois même pouvoir dire qu’au contraire, habituellement, on profitait de ces diverses crises pour mettre dans ce domaine, si j’ose dire, les bouchées doubles.

Alors, vous me direz « ce n’est pas un phénomène franco-français, d’autres régions du monde sont impactées de la même façon qu’en France ». Je vous dirais « en effet », mais la France, par son histoire, par ses traditions, avait fait du bisou, et je dirais plus généralement du baiser, du patin, de la pelle, de la galoche, du bécot une spécialité incontournable puisque cette pratique avait même atteint une sorte de consécration internationale en se faisant appeler  le « french kiss ». Le « french kiss » était considéré comme une spécialité typique, au même titre que le camembert, la quiche lorraine, le cassoulet ou le caramel au beurre salé.

Depuis le 16 mars donc, la France a subi une baisse considérable de la production de baisers, de bisous, de patins, de pelles, de galoches, de bécots. Les chiffres sont éloquents. Ils parlent d’eux-mêmes. 

Jusqu’au 16 mars 2020, chaque français passait 20160 minutes à fabriquer des baisers, ce qui correspond à 336 heures pour un individu ayant une espérance de vie allant jusqu’à 85 ans. C’est donc une moyenne annuelle de 4 heures, ce qui indique que le temps de la production mensuelle de baisers est estimé à 20 minutes. Ce qui n’est pas rien. 20 minutes par mois. Deux mois de confinement total. Ce sont donc 40 minutes de baisers qui sont perdus à jamais pour chaque individu français. Il faut donc multiplier ce chiffre par 60 millions d’individus. 60 millions multipliés par 40 minutes, je laisse à Dominique Seux le soin de faire le calcul. C’est considérable !

Où iront tous ces baisers qui ne seront jamais donnés ? Que deviendront toutes ces marques de tendresse, d’amour, à jamais perdues ?

Il faut, et c’est important, et c’est essentiel, que les pouvoirs publics prennent la mesure de ce grave déficit, que les pouvoirs publics encouragent à nouveau la production de baisers, de galoches, de pelles, de patins, de french-kiss, dès qu’à nouveau la situation le permettra.

Il y va de l’avenir de la France, il y va de sa réputation dans le monde. Il y va aussi, et c’est essentiel, du moral des français. Il serait catastrophique que cette si belle tradition française fût abandonnée, ou pire, délocalisée vers des territoires lointains où la bonne volonté ne saurait tenir lieu de savoir-faire.

A partir du 11 mai prochain, relevons les manches et ce défi et faisons en sorte que le french kiss, fruit de la plus belle tradition hexagonale soit à nouveau  synonyme d’excellence et que ce secteur redevienne le fleuron de l’industrie française.

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