La semaine dernière, à ce même micro, j’ai dit une connerie.

Vous me direz, ce n’est pas la première fois.

Oui mais quand même j’ai dit une connerie.

Vous me direz, bah vous êtes un peu payé pour ça.

Oui mais là, c’était une connerie pas drôle et surtout injuste.

J’évoquais un reportage entendu sur France Inter concernant le voisinage d’Olivier Duhamel.

Sauf que ce reportage n’existe pas. Sauf que ce reportage n’a jamais existé.

J’ai simplement entendu la revue de presse qui légitimement faisait état d’un article paru le matin même dans un journal national. Il n’y a donc pas eu de choix éditorial de la rédaction de France Inter pour dépêcher un journaliste, organiser un micro-trottoir et partager cet esprit de meute que bien sûr je continue de détester mais qui donc n’a jamais été le fait de la rédaction de France Inter.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Ai-je entendu cette revue de presse un dimanche matin ? Ai-je été agacé ? Me serais je rendormi ? Me suis-je réveillé en faisant une confusion entre le reportage et la revue de presse. 

C’est possible. Je crois même que c’est avéré. 

Je présente donc mes excuses à  la rédaction de France Inter et à ses journalistes. Pardon de vous avoir confondu avec un style de journalisme qui n’est pas le vôtre.

Je voudrais également m’excuser auprès de tous ceux qui détestent France Inter et qui étaient trop heureux de trouver en ma personne un porte-voix inespéré. 

Je ne doute pas de la loyauté de chacun. Je sais que les sites qui ont relayé ma chronique de la semaine dernière (Ozap, Morandini) relayeront également cette chronique d’aujourd’hui et laveront à grande eau l’ honneur de la rédaction de France Inter que j’avais maladroitement entaché. 

Bien sûr le fond de la chronique est inchangé et j’exprimerai toujours une aversion pour cet esprit de meute qui ne date ni d’hier ni d’aujourd’hui. Cet esprit de meute qui aujourd’hui traque dans la rue un type promenant son chien, cet esprit de meute qui hier s’exprimait à la libération, sur les photos en noir et blanc, quand les braves gens prenaient plaisir devant le spectacle des femmes tondues.

La semaine prochaine, promis, je tenterai à nouveau de dire des conneries mais sans avoir besoin la semaine suivante de devoir présenter mes excuses.

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