Ce qu’il faut d’humilité pour ne jamais chercher à se mettre en avant, pour jouer les mères au foyer, les épouses modèles, les grillons du foyer....

François Morel rend aujourd'hui dans sa chronique un hommage à Pénélope Fillon... Il scande sa chronique au rythme d'un "Gloire à toi, Pénélope Fillon !". Un hommage, vraiment ? Rassurez-vous, rapidement, il se teinte d'acide et tourne au pamphlet…

Il commence avec finesse :

« Ce qu'il faut d'humilité pour ne jamais chercher à se mettre en avant pour jouer les mères au foyer, les épouses modèles, les grillons du foyer, celles qui n'ont point d’accrocs dans leur robe de mariée, celles qui sont toujours dans l'ombre, dans la pénombre, dans l'anonymat, jamais mises en avant, mais toujours aux aguets, jamais valorisées, mais sachant se rendre indispensables. Ce qu'il faut de tempérance pour se présenter comme une simple maman quand on est une muse, une égérie, une directrice de conscience, une manageuse, une dirigeante. Gloire à toi Pénélope Fillon. »

Puis l'humoriste fait allusion, mi-figue mi-raisin, à la prétendue fonction d'attachée parlementaire de Me Fillon, "sans jamais s'exhiber dans les allées du pouvoir", ainsi qu'à son travail pour la revue des Deux Mondes ("sans que personne n'en sache rien, pas même les employés, pas même les journalistes, pas même le rédacteur en chef !")

Et déjà, le chroniqueur commence à perdre sa mesure et son langage châtié :

Ce qu'il faut de pugnacité, de combativité, de féminisme assumé, pour se faire payer cent mille patates pour trois notes de lecture... Gloire à toi Pénélope Fillon !

François Morel s'étonne aussi du fait qu'elle semblait avoir choisi de garder ce travail dans l'ombre jusqu'à ce que paraissent les révélations explosives du Canard Enchaîné en début de semaine :

Ce qu'il faut d'aplomb pour ne jamais accepter de reconnaître, pendant des années, ce travail souterrain, puis, tout d'un coup, le revendiquer quand le Canard Enchaîné diffuse scandaleusement des indiscrétions déplacées. Gloire à toi Pénélope Fillon !

Le journal se fait d'ailleurs surnommer pour l'occasion d'un, presque tendre, "plumitif insolent" - "insolent" car il faut bien du "mauvais esprit pour faire le parallèle entre cette révélation du journal satirique et la politique prudente, sensée, raisonnable qui consiste à demander les efforts toujours aux mêmes, à accuser systématiquement les plus modestes d'être des profiteurs, à prôner l'abstinence, la fin des avantages sociaux pour les autres. On peut être, à la fois, à la tête d'un état en faillite et d'une famille prospère."

Et, fort logiquement, l'humoriste conclut :

Les pires escrocs sont peut-être ceux qui n'ont pas des têtes d'escrocs. Gloire à vous, Monsieur et Madame Fillon !

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