La victoire de monsieur François Asselineau lors de l’élection présidentielle française le 7 mai 2017 avait surpris tout le monde.

Personne parmi le personnel politique n’avait vu venir l’outsider de l’Union Populaire Républicaine qui, quelques jours plus tôt dans les sondages, n’était crédité que de moins de  2% des intentions de vote. Personne parmi les commentateurs, sondeurs, analystes politiques en tous genres, personne parmi les militants, les amis, les fidèles, la famille même de monsieur Asselineau n’aurait pu,  sérieusement, quelques jours avant le scrutin, imaginer un seul instant que le souverainiste partisan du Frexit serait parvenu à accéder à l’investiture suprême de la République française.

Madame Georgette Asselineau qui avait prévu un voyage aux Canaries avec son mari pour la fin du mois de mai exprima sa force déception quand celui ci lui signifia qu’il ne fallait plus y penser. Elle fut doublement contrariée quand le voyagiste, qu’elle avait contacté afin de savoir s’il accepterait de rembourser les billets, lui opposa un non catégorique, prétextant, contre toute évidence, qu’une élection à la Présidence de la République, ne pouvait être considéré comme un cas de force majeur.

Selon Thomas Legrand, Georgette, s’adressant à son mari, avait prononcé la première  parole historique de l’ère Asselineau : « Tu commences à nous faire chier avec ta politique ! » 

Monsieur Asselineau fut le seul à ne pas être surpris de sa victoire. Il affirma qu’aucun média, qu’aucun institut de sondage n’était crédible puisque tous étaient noyautés par le Mossad et l’Union Cycliste de Romorantin. 

Monsieur Dupont-Aignan, entre les deux tours de l’élection présidentielle, s’étant rallié à monsieur Asselineau, au nom de l’intérêt supérieur de la France et des Français, eut en charge, en tant que Premier ministre, d’organiser le Frexit. 

Ce ne fut pas une mince affaire.

La jeunesse lycéenne et estudiantine de France, craignant de ne plus pouvoir profiter des divers programmes Erasmus descendit immédiatement dans la rue, aussitôt rejointe par les forces vives de la nation craignant l’arrêt des exportations ainsi que par les anciens combattants et les derniers résistants à la barbarie nazie redoutant le retour des spectres funestes du nationalisme.

Monsieur Macron, éliminé dès le premier tour pour cause de manque de maturité politique, observait ces manifestations avec une certaine amertume teintée de fraîcheur. « Si j’avais été élu, pensa -t-il, le pays serait certainement plus calme. »

Le peuple breton décida d’organiser un référendum régional afin de savoir s’il décidait de rester dans la nation française ou s’il voulait rejoindre l’Union Européenne. Une forte majorité derrière des indépendantistes bretons pro-européen décidèrent de faire sécession, ce qui, aussitôt, donna des idées aux normands, aux bourguignons, aux basques, aux auvergnats tandis que Saint-Pierre-et-Miquelon demanda son rattachement au Canada et que les vendéens réclamèrent leur indépendance afin de créer un nouveau pays dirigé par le roi Philippe de Villiers qui depuis son domaine seigneurial du Puy du Fou entouré de sa famille royale et ses officiers commensaux, courtisans, ministres et serviteurs, régulièrement recevait monsieur Macron en tant que conseiller occulte, lequel finit par quitter Paris et demander la nationalité vendéenne. 

Les Corses, toujours surprenants, exigèrent du nouveau pouvoir qu’il lançât la construction d’un pont suspendu afin que l’île de Beauté puisse être rattachée au continent. 

La victoire de monsieur Asselineau lors de l’élection présidentielle le 7 mai 2017 ne cessa de surprendre le monde entier.

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