Bonsoir Paris, ici la côte des Basques, j’aimerais vous faire oublier l’actualité morose et le temps pourri avec un petit bulletin surf.

Donc ce matin sur le sud-ouest de la façade atlantique, on trouve un très bon swell pour faire quelques cut-backs sur son shortboard mais le spot est tout de même un peu flat à mon goût. J’étais à l’eau (16 degrés) dès sept heures am, mais pas très happy de mon ride, d’autant que I CAN HEAR MUSIC j’entendais de la musique dans ma tête. J’étais goofy sur le frontside, ce qui compliquait énormément tous mes take-off dans le barrel. Ça déroulait bien vers la gauche mais je n’aime pas trop les beachbreaks de cinq mètres, surtout à Anglet où les vagues ferment court. Je veux bien ramer et duckdiver pendant des plombes pour passer la barre mais que celui qui n’a jamais foiré un bottom turn à cause d’un mauvais back wash vienne me jeter le premier leash. 

I CAN HEAR MUSIC 

J’entendais cette musique dans ma tête. De toute façon quand la houle est mushy, tout ce qui reste à faire c’est une belle série sur le shore pour pouvoir rentrer à la Chambre d’Amour finir son Mojito avec ses buddies. BRIDGE Je me voyais bien achever cette session en beauté sur un kick-out ou un bon vieux snap, de toute façon le surf c’est avant tout un dialogue avec l’élément naturel, ça n’a rien d’un sport de frimeurs avec un vocabulaire hermétique. Tout le monde peut parfaitement comprendre qu’un roller à jonction où la vague ferme – c’est-à-dire une re-entrie, bien sûr - peut te mettre dans une putain de bonne vibe, surtout si tu le termines sur un rail grab ou un aérial, merde, c’est tout de même pas sorcier, n’importe quel nose rider débutant est capable de piger ce que c’est qu’un bowl. 

Le problème c’est que le surf s’est beaucoup trop démocratisé ces dernières années, il paraît que maintenant on en parle même dans la matinale de France Inter, c’est vraiment trop mainstream, partout y’a des boloss de surfeurs parisiens en carton. Tiens, j’entends même plus de musique. Je suis tellement dégoûté que je vais partir en wipe out dans le tunnel. Je m’en fous, j’ai plus rien à prouver, je vais me faire un dernier floaty comme à Bolsa Chica (la Malibu State Beach), et puis je retournerai faire ma fraîcheur trop saucée au calme avec mes zouz et ce sera gavé chanmé. Ah c’est fatigant d’être un jeune éphèbe dans un corps de personne âgée… enfin, askip. 

Allez courage Paris Plage, et n’oubliez pas : la semaine prochaine… I’LL BE BACK

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