Bonne nuit à tous ! Le mot de la semaine est bien sûr « dénucléarisation ». Je vais vous demander de le prononcer trois fois très rapidement. Nicolas ? Léa ? Augustin ?

LEA NICO AUGUSTIN : dénucléarisation

Et bien oui c’est pour ça que la matinale coute un pognon de dingue !

Tourne, tourne, ô planète Terre, ô globe bleu qui dérive dans le cosmos, emportant sur tes cinq continents les tragédies qui feront l’info du jour, car qu’est-ce que l’info ? Eh bien c’est du tragique intercepté sur des téléscripteurs, dont Nicolas Demorand et Léa Salamé, ô voix de la France, font leur miel quotidien!

LÉA : - Frédéric ?

FRED : - Oui ?

LÉA : - (silence)…vous avez bu ?

FRED : - …oui pourquoi ? 

LÉA : - Vous…avez préparé quelque chose à dire de précis ?

FRED : - La précision, c'est ça ! Comme vous avez raison ! La précision est la qualité principale de l’écrivain de service public ! Acuité du jugement, tranchant du regard, cette quête du détail et cette sagacité qui fera du commentateur l’œil de lynx qui ouvre l’oreille sur le monde !

NICOLAS : - Frédéric ?

FRED : - Oui Nicolas ?

NICOLAS : - Pourquoi essayer d’imiter Edouard Baer ? Soyez vous-même...

FRED : - Voui, voui, voui. Rester soi-même ! Voilà le secret ! Je vais donc vous raconter mon actualité personnelle de la matinée. Donc ce matin, comme tous les jeudis mon réveil a sonné, après une heure de sommeil bien méritée, et j’ai décidé de marcher le long de la Seine, de la rue Bonaparte jusqu’à la Maison de la Radio. Depuis que je n’y habite plus, j’apprécie infiniment de traverser Paris à pied. J’ai franchi le fleuve devant l’Assemblée Nationale. Et je me suis approché de l’obélisque, place de la Concorde. Savez-vous ce que disent ses hiéroglyphes datant de 33 siècles ? « Je te donne la santé parfaite, je te donne la joie parfaite ». C’est du Jean-Jacques Goldman mais c’est le roi des dieux, Amon-Raa, qui a dit ça au pharaon Ramsès II il y a 3000 ans. Ensuite, sur le pont Alexandre III, je suis tombé amoureux. Oui, il y avait cette passante debout sur le pont, étincelante, cette femme aux seins nus, d’une beauté solaire, des seins fermes, durs, dorés dans la lumière de l’aube, qui levait majestueusement les deux bras en regardant la tour Eiffel, ce symbole de virilité parisienne, mais je n’ai pas osé l’aborder, j’avais peur qu’elle ne me prenne pour un psychopathe sexuel et ne se mette à crier, et qu’un policier ne survienne et ne me conduise au poste qui est derrière le Grand Palais, ce qui m’aurait empêché d’être à l’heure ici. Dommage parce que je pense que cette merveilleuse femme à poil sur le pont Alexandre III, à Paris, ce matin, était un événement important : la preuve, on en parle à la radio. 

AUGUSTIN : - Frédéric, cette dame, tenait-elle un cheval par la bride ? 

FRED : - Oui…je ne vois pas le problème…

AUGUSTIN : - Un cheval avec des ailes ?

FRED : - Oui et alors ?

AUGUSTIN : - Votre femme nue sur le pont Alexandre III est une statue de Pégase. 

FRED : - Oui, bon, ça va, moi aussi j’ai Wikipedia. 

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