Ce matin, Frédéric Beigbeder dit tout ce qu'il pense!

LEA : Frédéric Beigbeder, la fashion week ne commence que le 1 er juillet, mais comme toujours vous êtes en avance… 

Pour la dernière fois de la saison 2017-2018, vous allez nous présenter votre défilé de mots. Alors quelle sera la tendance de la dernière collection printemps-été de Beigbeder ? 

Toujours cette ironie mordante, ce ton polémique et néanmoins tendre qui est votre marque de fabrique ? Ou allez-vous nous faire partager votre révolte contre quelque scandale qui vous aura choqué ? Que nous a concocté votre malice ce matin ?

Frédéric : Euh…

Nicolas : (interrompant) C’est vrai qu’on se demande chaque jeudi ce que vous nous réservez… Car non content d’être assez en forme physiquement, vous avez ce don de surprendre mentalement. On ne sait jamais exactement à quelle sauce on va être mangé avec vous. Et c’est ce qui vous rend si unique et un peu angoissant tout de même !

Frédéric : Oh vous savez…

Claude  : - (coupant la parole) Il est vrai que telle est votre sacerdoce : utiliser l’actualité comme un tremplin pour faire briller l’esprit qui est le vôtre. C’est bien simple : avec vous, on dirait que le monde est un prétexte pour exercer une sorte de vigilance impertinente qui est typiquement française. 

Frédéric : Ma foi…

Augustin  : - (interrompant encore) Et cependant force est de constater que vous ne proposez pas grand-chose de nouveau en terme de pensée véritable. On ne peut pas dire que votre bilan soit extrêmement brillant sur le plan intellectuel, ni que vous ayez apporté une pierre immense à l’édifice de la chronique radiophonique. 

Frédéric : Pfff…

Augustin  : - (coupant de nouveau) N’est-il pas difficile de trouver chaque jeudi une idée banale sans révolutionner la syntaxe, tout en exprimant une pensée vaine ? En d’autres termes, comment faites-vous pour toujours atteindre à la fois le degré zéro de l’intelligence tout en n’abordant aucun des sujets importants qui concernent l’avenir de la planète ?

Frédéric : Eh bien…

Thomas : - (interrompant) Rien sur les migrants ? Rien sur l’europe ? Un avis sur la défaite de l’Allemagne en coupe du monde ? Vous auriez au moins pu caser une plaisanterie sur la disparition des Guignols ! La liberté de caricature est tout de même en danger en France et vous qui avez travaillé à Canal +, ça ne vous fait rien ?

Frédéric : Non mais c’est-à-dire que…

Sonia  : (Coupant) Je me fais peut-être l’avocat du diable mais au fond, c’est la faute de la direction des programmes de cette radio qui n’a pas eu le courage de prendre ses responsabilités en vous licenciant comme elle aurait dû le faire, à partir du moment où il est devenu évident que vous étiez une grave erreur de casting, voire un accident industriel. Et le plus incroyable dans cette farce qui dure depuis deux ans, c’est qu’apparemment  vous reviendrez à la rentrée prochaine ?

Frédéric : Oui. 

Nicolas : En tout cas merci Frédéric d’avoir clarifié les choses pour nous ce matin. 

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