Chaque pays a les criminels qu’il mérite. En Colombie, il y avait Escobar, nous on a Yoplait, le cartel de Medellin c’était pour eux, le cartel du yaourt c’est pour nous. Vous l’avez peut-être entendu hier, un vaste trafic de blanche était en cours en France, permettant à 4 groupes laitiers, Yoplait Senoble Novandie et Lactalis de fixer les prix des yaourts distributeurs. Les groupes laitiers faisaient leur beurre sur notre dos, en se crémant la patte, et d’après l’autorité de la concurrence, il y a motif à en faire un fromage… Le principe était simple. Ces braves gens se réunissaient en toute discrétion et décidaient de manière unanime de monter leur prix. C’est ainsi, raconte Le Figaro, que ces groupes laitiers s’étaient mis d’accord en 2011 pour faire monter le prix des yaourts de 6 %, celui de la crème fraîche de 10 % en invoquant la hausse du prix du lait et des emballages, bref ces groupes de laitiers avaient trouvé le moyen d’avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul du consommateur. Et ce cartel du yaourt de faire régner la terreur auprès des distributeurs, imposant des hausses de prix aux hypermarchés qui n’en voulaient pas, allant peut être jusqu’à les menacer de terminer au fond d’une cuve lait les pieds dans la féta, car, en matière de hausse, la vache qui rit ne rigole pas du tout. Au final, les distributeurs obtempéraient, augmentaient leur prix en raison des motifs les plus bidons de lait, et les producteurs buvaient du petit lait.  Une preuve de plus que la concurrence est souvent très bonne pour le producteur, le consommateur, le plus souvent, n’a qu’une solution, fermer sa boîte à camembert.

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