Ca va mieux, bien sûr, puisque nous n'avons parlé que de ça ces derniers jours. De dialogue social.

On a parlé de dialogue, ce qui ne veut pas dire qu’on a dialogué.

Pour vous donner une image, c’est un peu comme quand je vous parle de mes nuits enflammées avec Charlotte Chaffanjon. Voilà. J’en parle quoi. OK ?

Oui j’ai du mal à conclure. Le problème c’est que Charlotte elle ne fréquente que des hommes de pouvoir. François Hollande, Manuel Valls, Éric Delvaux. Que des leaders charismatiques. Des Pol pot en puissance.

C’est pourquoi j’ai décidé aujourd’hui de devenir un homme de pouvoir et pour ce faire, de me porter candidat à la présidence de Radio France.

Et en ce jour de sortie de grève, laissez moi vous présentez mes solutions pour redresser la Radio Publique.

Tout d'abord au niveau des réductions d'effectifs. Il faut se poser les bonnes questions. Par exemple,la revue de presse internationale dans le 5/7 de France Inter est-elle indispensable? Je pose la question.

Si oui est-ce qu'on ne pourrait pas trouver un polonais moins cher et au physique moins agressif? Je pose la question. Parlons en.

Au niveau des orchestres de Radio France par contre, c’est simple. Je vire tous les musiciens. Je déteste la musique. Le seul que j’aime bien c’est Vincent Delerm. C’est vous dire à quel point, je déteste la musique. Les musiciens auront beau protester. Ils n’auront qu’à prendre leur violon. Et pisser dedans.

Oui alors n'y voyez pas de ma part une énième moquerie sur mon futur prédécesseur. C'est juste qu'il va falloir davantage de publicité sur les antennes pour faire rentrer du pognon.

Il va falloir vendre du temps de cerveau disponible. Et puis franchement, ça nous changera un peu de la MATMUT non? On peut se le dire. On n’en peut plus de la MATMUT. Franchement, entre nous, Chevallier et Laspalles, on leur offrirait bien un vol sur la Malaysian Airlines en prenant bien soin que le copilote soit dépressif ? Non ? Même que pour assurer le coup, on lui offrirait un CD de Vincent Delerm. On peut se le dire.

Bon dans le même temps je prendrai ma part dans ce vaste plan économique. Notamment au niveau du conseil en communication. J’ai une conseillère en image qui ne coute vraiment pas cher. Elle s’appelle Solange Meurice. La dernière fois que je l’ai consultée elle m’a dit « t’es le plus beau mon fils ». Voilà. Je la paye en collier de nouilles une fois par an depuis que j’ai 5 ans. La cour des comptes devrait apprécier.

Ceux que je devrais également convaincre seront le CSA. Bon j’ai regardé leur moyenne d’âge. Si je veux qu’ils m’écoutent, je vais d’abord devoir leur fournir des sonotones. Mais je suis confiant.

Alors vous allez me dire « tu veux faire une radio publique qui ressemble à une radio privée ». Oui, c’est vrai. Mais c’est ça une politique libérale. Et c’est la politique plébiscitée à chaque élection en France depuis 30 ans.

Alors si personne ne veut changer le monde, ça va inéluctablement changer les ondes.

Ceci dit je veux bien continuer à y croire. Vous savez, je suis utopiste. La preuve, je n’ai pas renoncé à l’espoir de la démission d’Alex Taylor, ni à celui d’une nuit enflammée, avec Charlotte.

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