Ça va aller meuuuuh en le disant Éric ! Parce que je vais vous parler de la ferme des mille vaches. Eh oui ! Vous avez compris ? C’était une blague spécialement pour vous Éric DelVAUX. Et bim ! Double jeu de mot.

Vache en gros plan
Vache en gros plan © Sandra Reinflet

On commence très très fort dans l’humour ! Mais rassurez-vous, quoique je dise, je ne serai jamais aussi drôle que les types qui ont décidé de parquer des milliers de bovins dans un hangar en affirmant : « cela ne posera aucun problème en matière d’environnement ». Ça c’est une vraie blague ! Ça c’est de l’humour !

Si ça continue, ce seront eux qui viendront faire les chroniques humoristiques à ma place. J’en ai bien conscience. Moi je serai dépassé avec mes jeux de mots sur les noms de famille. Ne me dites pas le contraire, ce jour-là, je sais très bien que vous allez m’envoyer bouler. N’est-ce pas Catherine ? (oui, c’est un métier)

Donc revenons à l’humour et à ce fameux hangar à bestiaux. Attention quand je dis « hangar à bestiaux », je ne parle pas du Palais omnisport de Paris Bercy les soirs de concert de Johnny. Non. Je parle de vrais bovins.

Non mais on peut les confondre parce que les deux ont du cuir sur le dos. Mais disons que les vrais bovins boivent de l’eau pour produire du lait, alors que les fans de Johnny boivent du vin pour produire essentiellement du vomi.

Bon appétit si vous êtes au petit-déjeuner ! J’ai fait exprès d’utiliser cette image quelque peu dégoutante pour que vous arrêtiez de manger immédiatement votre tartine. Oui, oui parce que ce qui suit est bien pire.

La ferme des milles vaches ce sont précisément 1700 vaches qui sont attendues sur quelques hectares, avec tous les désagréments sympathiques que cela comporte. Notamment les fameuses bouses de vaches. Je vous avais dit que c’était pire !

Alors ils ont eu l’idée d’un méthanier, qui est une sorte de cuve remplie de bouse. Cette bouse étant destinée à produire de l’électricité. Petite parenthèse. C’est l’exact inverse de TF1 qui a besoin d’électricité pour produire de la bouse. Parenthèse refermée.

Alors sur le papier, ce méthanier a tout d’une bonne idée, exceptés les fuites, les pollutions des nappes phréatiques, l’azote et le phosphore qui ne peut pas être traité…

Disons que c’est comme le nucléaire, ça pourrait être une bonne solution si ce n’est le risque de transformer chaque nouveau-né en sosie des frères Bogdanov.

Ce n’est évidemment pas le seul problème que pose cette ferme des milles vaches. Il y a le traitement des animaux en eux-mêmes, gavés d’antibiotiques du matin au soir. Je n’exagère pas, on n’avait pas vu un organisme manger autant de médicaments depuis le dernier Tour de France. C’est impressionnant.

Et puis la détresse des petits exploitants agricoles qui ne peuvent pas rivaliser économiquement avec de telles structures et se suicident en masse. Au point qu’on imagine la célèbre émission d’M6 bientôt rebaptisée « La mort est dans le pré ». Voilà un jeu de mots que j’aurais bien aimé ne pas avoir à faire.

D’ailleurs j’arrête les jeux de mots parce que je vois bien que mon humour est comme la situation des exploitants et des vaches : Il va de mal en pis.

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