Que ça aille mieux ou pas moi je m’en fous ! Vous savez, moi je fais ça pour le pognon. Les chroniques, je m’en fous complètement. Les auditeurs, encore plus. Bon ça je vous le dis en privé, bien sûr.

Eric Delvaux : On est à l’antenne Guillaume…

Comment ça ? C’est enregistré là ? C’est quoi ça ? C’est un micro c’est ça ? Non mais attendez, moi je ne savais pas. C’est Jean-Pierre Jouyet qui a fait ma formation. Il ne m’a pas expliqué ce que c’était un micro, un dictaphone…

Bon c’est pas grave, je ferai un démenti. Ça, Jean-Pierre Jouyet, il me l’a bien expliqué.

Eric Delvaux : Non mais c’est en direct Guillaume. Vous ne pourrez pas démentir.

Ah c’est en direct ? Les gens m’entendent là ? Bon, c’est pas grave. Jean-Pierre Jouyet, il m’a appris une autre parade. Chers auditrices, chers auditeurs, je démens officiellement mon démenti…

Oui mais là c’est ridicule…

Jean-Pierre Jouyet
Jean-Pierre Jouyet © CC BY-NC-ND 2.0 / sachaqs

C’est pas grave, j’ai une autre technique. « Détourner l’attention ».

Oh la la ! Regardez derrière vous un tigre ! Ah non c’est un chat !

Là-bas, un ours !! Ah non c’est un cochon d’Inde !

Là-bas, mister Univers !!! Ah non c’est Alex Taylor…

Aaaah mince… Comment je vais faire pour m’en sortir ?

Des jeux de mots sur Jouyet ! Ça peut être rigolo ! Non ?

Eric Delvaux : Non.

__

Des jeux de mots sur Fillon ! Ça c’est marrant ! Fillon !

Eric Delvaux : Non, non plus…

Mais alors je fais comment ? Ah si… Je sais. Il faudrait faire comme dans l’affaire Jouyet : « impliquer une troisième personne ».

Oui ! Voilà ! Je vais faire ça. Parce que Charlotte Chaffanjon m’avouait justement à la machine à café tout à l’heure, qu’elle disait n’importe quoi dans ses chroniques.

Hein, c’est vrai Charlotte, vous avez dit « Oui moi je m’en fous, je dis n’importe quoi du moment que ça fait plaisir à l’auditeur ». Et oui ! Ça c’est à force de suivre Sarkozy, vous avez pris ses habitudes ! Charlotte, c’est ça, non ?

S’il vous plait Charlotte soutenez-moi ! Je vais me faire virer. Moi je n’ai pas les relations de Jean-Pierre Jouyet. Bon, Catherine Boullay m’a adressé la parole une fois, mais ça ne va pas suffire. En plus c’était juste pour dire « enlevez votre main de là Guillaume ».

Je suis foutu. Je ne suis pas haut chroniqueur comme Jouyet est « haut fonctionnaire ». Je suis « bas chroniqueur » comme on est « bas fonctionnaire », c’est-à-dire instit, prof, infirmier.

Et un « bas chroniqueur », comme un bas fonctionnaire, si ça a vraiment fauté, ça se vire. Un haut fonctionnaire, ça reste. Sous Fillon, Sarkozy, Hollande, Jacques Cheminade ou les frères Bogdanov. Les mêmes seront toujours là.

Attention Nabilla avec une fourchette ! Non ?

Bon… Il me reste la dernière méthode. Celle que devrait utiliser Jean-Pierre Jouyet. Assumer. Dire qu’il s’en fout pas mal, qu’il fait ça pour le pognon et le prestige de la fonction.

Dire pour une fois la vérité ! C’est ça que nos auditeurs attendent ! Et moi je veux être le porte-parole de ces auditeurs que j’aime tant, et que je continuerai à défendre, la main sur le cœur, dans chacune de mes chroniques.

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