Je suis ravi de vous revoir Éric. Ainsi que Catherine. J’espère que vous avez passé de belles journées d’été.

Non ne répondez pas. À 6h55, l’auditeur d’Inter se fout éperdument des soirées pizza-bière-foot d’Éric Delvaux ou des après-midi bikini-plage de Catherine Boullay. Ou l’inverse d’ailleurs. Encore que votre passion pour le foot, Catherine, n’est pas évidente au premier abord. Alors que celle d’Éric pour le port du bikini est quand même de notoriété publique.

Mais ce n’est pas le sujet. En plus je ne vous parle pas des journées d’été en général. Mais de celles des partis politiques en particulier. Et oui parce que pour dire « on se réunit tous ensemble pour se foutre sur la gueule », ils disent « journées d’été ». C’est beau. C’est imagé.

Et oui, c’est comme ça qu’ils passent leurs vacances d’été les partis politiques. En famille. À s’engueuler. Comme tous ceux qui passent leurs vacances en famille.

Parlons par exemple des journées d’été du Parti Socialiste. Elles commencent demain. Alors je précise, j’ai bien dit Parti Socialiste . C’est pas une erreur de ma part. Le parti s’appelle toujours comme ça. Parti Socialiste . Non parce vu leur dirigeant, on pourrait en douter.

Ah ! Vous entendez ? On dirait le bruit d’une horloge. Et non c’est un bruit d’ossements !

C’est le bruit de Jean Jaurès qui se retourne dans sa tombe à chaque fois que Manuel Valls parle. A priori il vient de se lever. Il doit être en train de dicter un discours.

Hier c’était d’ailleurs le discours de Manuel Valls au MEDEF. Je ne vous dis pas comment il a tourné et tourné dans son caveau le Jeannot. Il faisait du 300 tours/minute. On l’aurait branché sur un alternateur, on avait de l’électricité pour tout Paris.

C’est comme si on mettait une éolienne près de Ségolène Royal quand elle fait des discours sur l’écologie. C’est tellement du vent que ça produirait beaucoup d’énergie. Renouvelable en plus. Là elle serait efficace comme ministre de l’Ecologie si elle faisait ça !

En parlant d’écologie, c’était la semaine passée les journées d’été des Verts. Alors c’est étonnant ce qui se passe avec les Verts parce que les scientifiques sont formels. Aucune espèce animale n’est capable de se suicider. Aucune. Et bien vous me croirez ou pas. À chaque prise de parole de Jean-Vincent Placé, c’est une véritable hécatombe chez les espèces en voie de disparition. On a vu des ours blanc se jeter du haut des icebergs, des pandas se faire hara-kiri avec des bambous, même un éléphant d’Afrique qui s’est pendu avec sa propre trompe. C’est terrible.

Sans compter qu’avec leur comportement, les Verts mettent en danger une autre espèce en voie de disparition : les écologistes.

Pour l’UMP, pas de journées d’été. Par manque de budget, ont-ils annoncé. C’est sûr que s’ils ont demandé un devis à Bygmalion, ça peut aller très vite. À 6.000 euros l’assiette en carton, on comprend les réticences.

Et pendant ce temps-là, pendant que toutes les familles politiques se chamaillent de leur côté durant leurs vacances, ils oublient celui qu’ils ont abandonné comme un chien accroché à un arbre. Pourtant le meilleur ami de l’Homme. Plus précisément de l’homme politique. J’ai nommé, le peuple.

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