Bon, ça fait un mois que je me retiens parce que je suis tellement hypocondriaque que j’ai l’impression qu’il me suffit de prononcer le nom d’une maladie pour la choper, mais là, ça y est: Ebola est dans nos foyers.

Je n'exagère pas ! On a dépassé la barre des 10.000 cas et moi j’ai pour règle de m’inquiéter des choses dès que ça passe la barre des 10.000 ! Par exemple, les Crocs, ce n’est qu’une fois la 10.000ème paire vendue que j’ai fait une rupture d’anévrisme face à tant de mauvais goût, voyez ?

C’est grave les gars, l’Humanité est arrivée à son terme !

Et pire que l’Humanité, MOI !

J’espérais que le virus qui me tuerait serait plus du genre dysenterie aigue, juste pour le plaisir de perdre 30 kg en quelques jours et de pouvoir rentrer dans un 38 UNE FOIS avant de mourir !

Bon, si on veut éventuellement survivre et repeupler l’humanité vous et moi Eric, il nous faut un plan béton!

Déjà, c’est quoi ce délire de continuer à assurer les vols depuis les pays touchés ? Quoi, les bactéries ont des miles à dépenser avant la fin de l’année ? Donc dès qu’on croise quelqu’un, avant même de dire bonjour, on lui demande « vous rentrez d’Afrique ? »

S’il répond non, on lui demande de souffler. Si ça sent le mafé, on part en courant, ok ?

Ensuite, on met son masque de protection en permanence ! Il me reste le masque de clown, Eric Delvaux, mais ne sortez pas pour tant votre barre de fer. Pour vous Catherine Boullay, il me reste Hulk, désolée. En même temps, vous animez une matinale, ça reste dans le teint que vous avez à l’année.

Perso, je ne touche aucune surface de bâtiment public. Quand je pars de chez moi, je m’emballe entièrement de cellophane et je roule jusqu’à la radio. Oui, ce matin, j’ai mis 11 heures pour venir.

Et évidemment, on évite à tout prix les toilettes publiques. Là j’en suis à 28h de rétention. Donc surtout ne me faites pas rire. Ni tousser. Ni même hausser les épaules. Ce serait la catastrophe, genre les innondations de Vaison-la-Romaine.

Et puis mon arme principale, c’est de coucher utile. Avant pour survivre en tant que comédienne, je couchais avec des producteurs, mais là avec Ebola, pour survivre tout court, je couche avec des médecins.

Là, je sors avec le Professeur Jean-Luc Maboul, oui de la célèbre dynastie de docteurs, il m’a promis que je serai la 1ère à bénéficier du vaccin !

Et comme ça je serai immunisée ! HAHA ! Et même si la moitié de la France décède, ce sera triste ok, mais ça me fera moins de concurrence pour les castings et moins d’attente à Pole Emploi quand il faut prendre un ticket à l’accueil, c’est insupportable on est d’accord ?

Non mais je voudrais quand même pousser un coup de gueule contre les médecins africains : ça fait 40 ans qu’ils ont des cas d’Ebola sans trouver de solution, nous en Occident, y a trois infirmières qui le chopent et en deux semaines, on a un traitement et on sait le dépister en quelques heures. Eh mais il fait quoi le lobby pharmaceutique africain ?

Catherine Boullay : Il n’y en a pas, Joséphine !

Voilà ! C’est exactement ce que je veux dire ! C’est là que je suis contente d’être hypocondriaque à Paris ! Je serais au Liberia, je vivrais debout sur un tabouret, à boire du gel anti-bactérien ! Quelqu’un veut un shot d’ailleurs ? Avec un fond de Bailey’s ça passe bien. Qu’est-ce que vous avez, Eric ? Vous venez de tousser là ? Vous êtes tout pâle, on dirait Michael Jackson qui aurait mal digéré un bulot. Il est malade, il est malade ! Sortez-le! Mon dieu, je me sens partir. Je vais retrouver mon poisson rouge au paradis des animaux. Bubulle, j’arrive, je te rejoins.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.