Ce matin, Nicole trouve que la loi est dure. Car comme on le dit en latin "Dura lex sed lex" : la loi est dure mais c'est la loi... surtout quand il s'agit de la loi du marché... et surtout pour Duralex en ce moment.

Extrait :

"Comme on le dit en latin, "dura lex sed lex" : "la loi est  dure mais c'est la loi" - surtout quand il s'agit de la loi du marché. Et beaucoup d'entreprises  françaises l'apprennent encore en ce moment. Des milliers de petites entreprises anonymes sont à l'agonie et quelques grandes emblématiques,  que l'on pensait invincibles, sont en danger. 

En effet : l'usine de pneus Bridgestone à Béthune risque de fermer et l'usine Duralex, pourtant fondée en 1945, vient  d'être placée en redressement judiciaire.  

Alors peut-être, vous vous direz comme moi :  "Oh non, pas Duralex, comment va-t-on faire sans préservatif ?" Non, je plaisante : les préservatifs c'est Durex, pas Duralex. Duralex, ce sont les verres.  Et il ne faut confondre "verres" et "verges", car les verres, eux, sont utiles et transparents ! Surtout chez  Duralex. Ils ne parleront peut-être pas à la  génération de demain mais ils parleront  à la génération d'hier car tout le monde, quand il était petit, a lu son âge dans ce verre de cantine scolaire,  oui le petit chiffre au fond du verre transparent Duralex. Mais voilà qu'entre un problème industriel et la crise sanitaire, il y a en ce moment pour Duralex plus d'eau dans le gaz que dans le verre et je crains pour  cette entreprise une tragédie à la sauce "Conti", "Whirpool" ou "Tupperware".

  • Légende du visuel principal: Nicole Ferroni en studio © Radio France /
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