Et parce qu'elle est connectée, Nicole Ferroni n'a rien raté du projet de loi qui instaurera des exceptions juridiques momentanées pour les salariés. Mais est-on certain qu'elles ne seront pas maintenues, une fois l'épidémie passée ?

"Comme c'est mon premier jour, je ne suis pas encore, comme vous, connectée à mes émotions, à ma confiance en moi et à mes chakras. mon chacun. Mais en tous les cas pour l'instant, je suis connectée à mon téléphone et à Internet. 

Et justement parce que  je suis connectée à Internet, j'ai pu suivre le débat et le vote de la fameuse Loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de coronavirus. Cette loi est censée aider les Français à faire face à la crise du virus en leur apportant des outils sanitaires, juridiques, mais aussi économiques. 

Comme vous le savez, beaucoup d'entreprises se retrouvent aujourd'hui avec des clients et des employés confinés. Et donc, il faut que les entreprises puissent faire rapidement travailler leurs effectifs, soit en étant beaucoup plus, soit en étant beaucoup moins selon les cas, le temps que la crise se passe. 

Alors vous me direz, "mais faire aussi des mesures de crise contre la crise est une bonne idée pour traverser la crise !". Oui, je suis d'accord. Sauf que mon problème, comme je l'ai dit, je suis connectée, c'est à dire quand bien même là, je vous parle en direct d'un débarras de chaussures. Je suis connectée par mon ordinateur et par lui, j'ai pu aller lire le projet de loi d'urgences contre l'épidémie, et regarder les débats.

Et dans cette loi urgence Covid-19, qu'est ce qu'il y a ? 

On y voit que tel article avec cette mesure destinée à tordre soit-disant temporairement le Code du travail pour faire face à la crise, ne sont en réalité pas borné dans le temps. 

Autrement dit : l'article 4, les employeurs pourront bientôt modifier le temps de travail des salariés ou choisir des congés à leur place, les faire travailler le dimanche, mais cela indéfiniment, c'est à dire des mois et même des années, voire des décennies après le passage du coronavirus. 

Dans 40 ans, quand les enfants nous demanderont depuis quand il n'a plus le repos le dimanche et on leur répondra que cela date du coronavirus. [...] Mme Pénicaud, a repoussé toutes les tentatives de borner le texte dans les temps. Oui, à chaque fois, elle a émis un avis défavorable en disant : "Pas la peine de l'écrire dans le texte provisoire". Oui, sauf sait aussi que parce que rien n'est écrit, que de telles mesures provisoires seront désormais pérennes. 

Et moi, comme je suis connectée, j'ai sais comment ça s'appelle : c'est la stratégie du choc, c'est bien connu. La stratégie du choc, c'est quand les gens profitent du choc d'une crise, que soit l'épidémie ou un ouragan, donc de la confusion créée et de ce moment où l'humain est affaibli pour lui imposer des systèmes ou des lois qui régenteront durablement des États. [....]

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