Dans le plan de déconfinement proposé par Edouard Philippe, Nicole n'a pas trouvé de quoi mieux vivre ensemble. Depuis le confinement, elle vit en petite société dont les trois premières règles sont : "Parlez calmement, on s'amuse ensemble et on tire la chasse." Et si on étendait ces principes à tous ?

ALI : "Nicole, vous êtes frustrée ?"

Nicole ferroni : "Oui, car hier j'ai écouté attentivement le plan de déconfinement présenté par le premier ministre. 

J'ai écouté les mesures sanitaires à venir : port du masque, horaires de travail décalées, demi effectif à l'école... Pour préserver la santé physique de chacun. Et c'est bien.

Mais j'étais un peu frustrée qu'on ne parle pas plus de la santé mentale de notre société, des valeurs à insuffler dans le monde d'après, pour une société plus saine, plus juste, plus belle...

Bref, moi j'aurais qu'on parle dès aujourd'hui ensemble une déconficharte.

Une dé-con-fi-charte : qu'est-ce-que c'est ? 

La déconficharte, c'est pas compliqué : c'est comme une conficharte mais appliquée au déconfinement. Et pour comprendre la conficharte, puisque je la pratique depuis un mois et demi, je vais vous expliquer

Alors, je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais moi depuis notre entrée en confinement le 17 mars, pour me tenir éloignée de mes parents, je me suis confinée avec 2 amis et leurs 4 enfants. (Oui je suis naïve). Mais du fait du, comment dire, du fait de la pluralité des personnalités dans notre groupe, on a voulu instaurer des règles de vie commune, notamment pour ne pas s’entre tuer avant de sortir de là. 

Donc après avoir fait un tableau de répartition des tâches, pour savoir chaque jour, qui pour faire la vaisselle, le déjeuner, ou  pour nourrir Grimace le chat... On a fait aussi une liste de règles de base, pour mieux vivre ensemble, à partir des  propositions faites par les enfants...

Et cette liste, c'est un peu comme la constitution de la France. Sauf que chez nous, ça s'appelait la conficharte : la charte de confinement. 

Et dans la conficharte, il a des règles dont mes 3 préférées sont les suivantes.

Je  vous les lis : 

  • Règle 1 : On parle calmement de son problème avant de crier et pleurer
  • Règle 2 : On s'amuse ensemble.
  • Règle 3 : On tire la chasse...

Règles qui, du fait de leur efficacité prouvée sur le terrain, mériteraient, selon moi, d'être exportées en une déconficharte, la base de notre future constitution. 

Alors  vous me direz : "Ferroni, écoutez, on peut  comprendre que ce soit c'est gênant de se retrouver face à un caca qui flotte quand ça n'est pas le vôtre. Mais les français sont des adultes, on ne peut décemment pas écrire « tirer la chasse » dans une constitution..

Pourtant, je vous assure qu'en s'y penchant un peu, on verrait que nous sommes là en face des 3 piliers d'une société qui marche.

En effet, par la règle n°1 "Parler calmement de son problème avant de pleurer et crier"

On poserait ainsi les bases d'une démocratie saine. Ce qui engagerait les citoyens à user de leur libre expression avec courtoisie.. Avant de pleurer, ou se rouler par terre. Mais on entendrait aussi que cette envie de pleurer, de crier ou de brûler des palettes sur des ronds-points est légitime dès lors que les problèmes ne sont pas  écoutés de façon prolongée. 

Elle engagerait donc les dirigeants et élus à mieux écouter et régler les problèmes  pour faire valoir leur engagement pour le bien commun.

Règle 2 : "On s'amuse ensemble" proposée par Alys, 9 ans. 

Là aussi, vous me direz sûrement : « Mais Nicole, il y a mieux à faire que de jouer à un traptrap commun en cette période cache-cache virus ». Pourtant, par les mots « s'amuse » et « ensemble », on poserait l'idée que toute société doit être basée sur les notions de joie et la fraternité. Une société qui n'exclue et n'oublie ni les vieux, ni les prostitués, les pauvres, les fous, les handicapés, les détenus, les précaires... 

Mais veille à intégrer tout le monde dans une marelle générale avec sourire et entraide.

Et enfin règle 3 : "Je tire la chasse..."

Qui loin d'être une injonction grotesque s'avère en réalité une des visions écologique les plus lucides : celle de la reconnaissance de notre propre responsabilité dans l'état de notre lieu de vie. Evidemment on pourra remplacer si vous voulez la phrase "ne pas imposer son caca à celui d'aprés" par la phrase « rendons à nos enfants une planète dans l'état dans laquelle nous aimerions la trouver ». 

Mais bref, pour résumé quand on fait la liste des mots que sont écoute, responsabilité de chacun et culture du lien. Je me dis : ce serait bien que ce futur devienne vérité, comme ça il sortirait sortir lui aussi de la bouche des enfants... et serait plus enchantant.

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