Pour son premier billet au micro de France Inter, Paul Mirabel nous parle vacances avortées, difficultés du confinement... et aussi de sa carrière naissante de footballeur professionnel.

Je suis très heureux de faire ma première chronique chez France Inter, première chronique tout court d’ailleurs. Première chronique après plusieurs semaines marquées par le coronavirus. D’ailleurs, je n’ai pas compris toutes les règles qu’ils ont expliquées pendant le déconfinement. Ils ont dit qu’il ne fallait pas s’approcher à moins d’un mètre de gens que tu ne connais pas. Alors personnellement, je faisais déjà ça avant. Ben oui, je ne m’approche pas de quelqu’un si je ne le connais pas...

J’ai eu un peu peur pendant le confinement, je désinfectais tout. Même les lingettes pour désinfecter. Je faisais des FaceTime avec des amis pendant le confinement pour garder le contact. Ça m’a permis de réaliser quelque chose de fondamental, j’ai des amis extrêmement laids en FaceTime. J’ai un ami, je crois que sa tête, c’est un geste barrière. Tu le vois, tu as envie de te le laver les mains... Je crois que son meilleur profil, c’est de dos. 

Et puis il y a des gens qui ont mal vécu le confinement. À Bordeaux, il y a quelqu’un qui a pris un an de prison ferme parce qu’il est sorti quatre fois de chez lui et son argument c’était « je vis mal d’être enfermé ». Alors s’il y a un endroit où tu vas très mal vivre d’être enfermé, ben c’est en prison. 

Moi, je l’ai bien vécu le confinement. En tant qu’humoriste, j’étais au chômage partiel, donc j’étais rémunéré pendant cette période. Et la journée pour m’occuper, je jouais au foot. Du coup, j’étais payé pour jouer au foot. D’une certaine façon, je suis un peu devenu… footballeur professionnel. Je savais qu’un jour, je deviendrais Killian Mbappé. 

Très heureux donc d’être à l’antenne en ce samedi 18 Juillet, qui coïncide - pour certains d’entre vous - avec un départ en vacances. Je sais qu’au moment où vous m’écoutez, vous êtes probablement dans une voiture, en train de chercher de la monnaie pour le prochain péage, avec à vos pieds une bouteille d’eau qui est là depuis beaucoup trop longtemps et deux enfants à l’arrière qui vous disent : « Maman, est ce que tu peux changer la radio s’il te plaît? Je comprends pas ce que dit le monsieur qui fait sa première chronique ». 

C’est bien les vacances d’été

Aussi longtemps que je m’en souvienne, c’est que des bons souvenirs. Je devais partir en vacances cet été aussi, j’avais tout planifié, jusqu’à ce qu’on me dise : « Paul, est ce que tu veux faire une chronique chez France Inter le jour où t’avais prévu de partir en vacances ? ». Moi au début j’ai dit non. Puis ils m’ont dit « Alors c’est bien payé, et il y a des chances que tu croises Marina Rollman dans les couloirs », alors là je me suis ravisé, j’ai répondu : « Eh bien, je suis tout à fait disponible. Après tout, qu’est-ce que c’est des vacances dans le sud de la France, quand on peut croiser Marina Rollman dans les couloirs? » 

Je suis content de travailler même pendant les vacances. J’ai vu qu’en plus cette semaine, Emmanuel Macron a annoncé un plan pour le retour à l’emploi concernant les jeunes. Eh bien je suis totalement pour un retour à l’emploi, mais je ne pensais pas que ce serait précisément le week-end ou j’avais prévu de partir en vacances.

J’ai que des bons souvenirs de vacances d’étés. Je suis parti au Brésil il y a quelques années moi. Je pensais que j’étais quelqu’un de courageux dans la vie, eh bien en fait pas du tout. Un peu dangereux comme pays le Brésil, puisque je me suis fait poursuivre dans la rue par une noix de coco, ce qui n’est pas fréquent en soi. On m’a toujours dit par contre qu’il ne fallait pas partir en vacances un samedi, puisque c’est là qu’il y avait le plus de monde sur les routes en France. Sauf que je me dis que si on donne ce conseil à tout le monde, et que tout le monde l’applique, peut-être qu’en fait, ben il y a personne sur la route. Puisque tout le monde a écouté le conseil, et que justement c’est là qu’il faut en profiter. 

Ils donnent souvent des conseils à la radio sur les itinéraires à emprunter. L’année dernière, pendant mes vacances, je roule en voiture et le GPS me dit : « Dans 2 kilomètres, tournez à droite ». Alors déjà, ben tu te calmes. T’es un GPS, c’est moi qui t’ai acheté, donc je tourne quand je veux. Du coup, j’ai loupé ma sortie d’autoroute. Et j’ai passé des superbes vacances sur la bande d’arrêt d’urgence entre Marseille et St Tropez, avec mon GPS qui me dit : « je t’avais dit qu’il fallait m’écouter ». Ils donnent beaucoup de conseils à la radio. Moi j’en ai un à vous faire passer, qui me paraît primordial, PRO-FI-TEZ de vos vacances d’été. Puisque même si vous ne croisez pas Marina Rollman sur une aire d’autoroute, ça sera probablement un très bon moment et de très bons souvenirs en famille. 

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