Pour sa deuxième chronique à France Inter, Paul Mirabel imagine ses prochaines vacances et s'interroge sur les œufs de tortue…

Bonjour Amélie, bonjour à tous et à toutes.

Je ne sais pas si vous vous rappelez, je suis le mec qui est venu hier faire sa première chronique, même si je sais que j’ai plutôt l’air d’un touriste allemand qui a perdu son chemin. Je précise pour les gens qui nous écoutent et qui ne me voient pas, sachez que visuellement, je ressemble à Mireille Darc avec des lunettes.

Alors je voulais faire une chronique sur l’actualité aujourd’hui, donc j’ai lu les journaux et il faut savoir qu’en cette troisième semaine de Juillet, il ne s’est rien passé d’extraordinaire. Figurez-vous que la plus grosse info que j’ai relevée, et qui a fait les titres du Parisien, c’est qu’il y a, je cite, «une tortue qui est venue pondre ses œufs au milieu d’un groupe de touristes, à Fréjus ». Voilà. Je ne pense pas que ce soit une nouvelle qui vaille le coup de faire la Une des journaux personnellement. Si l’information ça avait été : « À Fréjus, des touristes sont venus pondre des œufs SUR une tortue », là ça aurait probablement plus attiré mon attention. 

Il y a une autre nouvelle, malheureusement un peu plus dramatique, qui m’a marqué. Il y a deux alpinistes qui sont décédés dans les Alpes. Et dans l’article, ils précisent que les « circonstances de l’accident restent à déterminer ». Moi je pense que j’ai trouvé les circonstances de l’accident. Ben, ils ont fait de l’alpinisme. Ils ont escaladé une montagne à main nue, en période de pandémie mondiale. Mourir, ça fait quand même parti des risques quand tu fais ce genre d’activité. Je ne pense pas que les circonstances de l’accident, ce soit qu’ils aient attrapé froid. Je trouve que c’est bizarre d’aller faire ce genre d’activité pendant ses vacances. Les vacances, pour moi c’est fait pour se détendre, pas pour risquer sa vie. Quand on me dit « vacances », escalader une montagne à mains nues, ce n’est pas la première activité qui me vient à l’esprit. En toute honnêteté moi, je suis plus « plage » qu’ascension de montagne. Notamment puisqu’il y a beaucoup moins de chance de mourir. Dans le pire des cas, tu te fais pondre dessus par une tortue. 

Du coup, cet été, je ne sais pas vraiment comment je vais occuper mes journées. Je pense que ça va osciller entre « rien » et « pas grand-chose ». Ce qui va me permettre de choisir dans quelle catégorie je me situe, ce sera juste de constater si j’ai pris le temps de mettre des vêtements ou non. Par contre j’ai trouvé la première chose que je vais faire le jour de mes vacances, je vais prendre en photo la couverture d’un livre que je n’aurai même pas lu et la poster sur Instagram, pour faire croire aux gens qui me suivent que je suis quelqu’un de cultivé, alors que je ne sais même pas sur quelle lettre se situe l’accent du mot « cultivé ». 

J’aime bien les vacances d’été, particulièrement au mois d’août. Je trouve que les vacances d’été, c’est comme un dimanche, mais long. D’ailleurs en termes de tenues vestimentaires, on sent que c’est une période de l’année ou certains privilégient clairement le confort à l’esthétisme. Je sens d’ailleurs que plus je grandis, plus je penche de ce côté-là. L’année dernière par exemple, j’ai tenté de porter un bob, puisque que ça protège du soleil. Finalement j’ai arrêté puisque je ressemblais clairement à un lampadaire. Je pense que cette année, je me dirige vers les Crocs. Visuellement, ce n’est pas ce qui se fait de plus discret, mais on a l’air vraiment bien dedans. Et je pense que, vu comment se déroule cette année 2020 jusqu’à présent, que je porte des crocs ou non, ça peut ne pas vraiment être pire. 

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