Fanny Ruwet est à bout. Elle nous explique pourquoi.

"Je crois que c’est juste qu’on a vraiment besoin que quelque chose nous passe dessus, tant pis si c’est un train"
"Je crois que c’est juste qu’on a vraiment besoin que quelque chose nous passe dessus, tant pis si c’est un train" © Radio France / France Inter

Salut les vieux.

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Hier, je suis tombée sur un commentaire à mon sujet sur Internet. Vraie histoire. C’était un gars qui commentait sous une photo de moi que si on faisait abstraction des cheveux, je ressemblais à Jack Black. Et d’un côté, je suis plutôt fière d’avoir un physique de star de cinéma, mais c’est pas exactement ce que j’imaginais. Surtout qu’honnêtement, je trouve qu’il a raison. Et ça m’obsède totalement depuis hier donc dès que je passe devant un miroir, j’ai envie d’ouvrir une école de rock.

Ce qui nous permet d’entrer directement dans le vif du sujet : je suis à bout hein. Tout le monde est à bout. J’embrasse d’ailleurs les étudiants, qui sont, pour beaucoup, au fond du trou sans que personne ne réagisse. C’est pas normal qu’en ce moment, la colocation étudiante ressemble autant à du viager. 

Un des trucs que je trouve dingo en ce moment, c’est que vu qu’il ne se passe rien dans nos vies, on s’accroche au moindre truc. Le moindre détail devient une montagne. Surtout socialement. Dès que je croise quelqu’un, que je parle deux secondes à quelqu’un, je me dis “mais cette personne, je veux faire ma vie avec”. Alors que clairement la seule chose que j’aime chez elle, c’est qu’elle est là. 

Je vous jure, en ce moment, il y a en permanence une voix dans ma tête qui chante : « Comment savoir si je l’aime ou si c’est juste qu’il existe ? »  

L’autre jour, je faisais les courses, au moment de payer, le caissier m’a fixée un peu, je me suis dit « il me veut ». Il n'y a pas d’autre explication. Il m’a demandé si j’avais le sans contact, je lui ai répondu « oui mais ça peut changer ». J’ai vrillé. Je crois que chimiquement, il y a un truc qui se passe dans le cerveau quand tu réalises que le truc qui t’a le plus pénétré cette année, c’est des cotons tiges. D’ailleurs selon des sources que j’ai inventées mais que je suppose être vraies (c’est mon côté journaliste) : le nombre de suicides a augmenté ces derniers mois. On pourrait penser que c’est par désespoir, mais je crois que c’est juste qu’on a vraiment besoin que quelque chose nous passe dessus, tant pis si c’est un train. 

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