Ce matin, Sophia Aram nous propose une revue de presse, largement inspirée de celle de Claude Askolovitch...

Dans la presse ce matin on parle d’oignon…

Et c’est Flamekuche Magazine qui ouvre ses pages au bulbe potager, pour nous confier ce secret : « L’important avec l’oignon c’est de bien le choisir, afin d’en émincer finement, la rondelle. »

Oignon encore dont le paradoxe, et c’est le bis-annuel Vétérinaire en Beauce qui me l’apprend, est de causer la mort des bovins et autres équidés lorsque ces derniers le consomment en grande quantité. Je ne le savais pas. 

Autres lieux, autres temps, les marins mangeaient des oignons crus, pour combattre le scorbut. 

La nature nous a fait inégaux, inégaux face aux oignons.

Oignon toujours, au pied cette fois. Ce pied qui se déforme et finit par frotter contre la chaussure. 

C’est l’histoire d’une douleur, décrite avec pudeur et poésie dans La revue du Joggeur, celle de Michel, ce marathonien qui court depuis des années, malgré l’oignon. 

Il faut dire, la course est son seul remède, contre l’exclusion car oui j’oubliais, Michel n’a plus rien, depuis qu’il a tout perdu. 

Son travail, sa famille, sa maison, mais pas son ironie intacte, tragique aussi, lorsqu’il nous confie “quand t’as plus de toit, il te reste tes jambes “ 

Des jambes Boubakar n’en a plus, amputé depuis qu’il a sauté sur une mine alors qu’il n’était qu’un enfant soldat. Paradoxe insoutenable, 30 ans plus tard, ses jambes dont il est privé, continuent de le faire souffrir. Cette douleur que me raconte Prothèses Hebdo, en terminant par ses mots, ceux de Boubakar : 

« Quand t’as plus de jambes, il te reste la douleur ». Mais Boubakar ne pleure pas, il danse, dans une vidéo qui témoigne de la grâce et du courage d’un corps léger sur des prothèses qu’on venait de lui poser. On regarde cette vidéo et on se dit que le sort est un coquin, quand on découvre que les prothèses qui font danser Boubakar sont fabriquées par l’usine qui autrefois fabriquait des mines.

Le Bad News Post nous invite à plonger dans les yeux trop bleus de Jessica. Des yeux bleus mais qui ne voient plus. Depuis que Jessy autrefois guide de haute montagne, a confondu son démaquillant pour les yeux avec un flacon de dissolvant.  Mais Jessy vient d’avoir une bonne nouvelle et on s’en réjouit avec elle, cette nouvelle c’est celle d’une opération, tant attendue, qui pourra redonner la vue mais à son chien Lucky, qu’on va opérer de la cataracte, il la guidera à son tour.

On parle enfin de purée…

La purée de pomme de terre, la fameuse purée mousseline celle souvenez-vous, dans laquelle on peut faire un petit volcan pour mettre du jus dedans… C’est sur ce petit paquet de purée déshydratée qu’on revient longuement dans les pages du Quotidien De La Purée. Ce petit plat que l’on sert aux enfants gourmands et qu’une nounou distraite servit à la petite Anastasia, sans savoir que cette dernière avait une allergie au lactose.

La petite a été sauvée de justesse. La nounou, elle, a été renvoyée dans son pays. 

Une autre survivante et j’en termine, c’est Mireille 90 ans, une alsacienne qui raconte comment elle fut sauvée ce jour d’hiver 1940 lorsqu’enfant ses parents l’avait enfermée dans la cave pour la punir. 

Lorsqu’après les bombardements, la porte s’est ouverte, Mireille était en vie. Saine et sauve. Ses parents et ses cinq frères et sœurs n’avaient pas eu cette chance. Mireille se souvient d’un gout, et c’est toute l’ironie du sort, le gout de cet oignon, qu’elle croquait pour sa survie. 

L'équipe
Thèmes associés