La grève approche, la grève des cheminots, des conducteurs de métro, des pilotes d’Air France, des ambulanciers, des infirmières, des médecins, des professionnels du bâtiment, des routiers, des profs, des étudiants, des agriculteurs, des pompiers bref, LA grève !

Le mur du 5, le jeudi noir, la grève des grèves, celle dont on parle depuis des semaines, elle est là, le compte à rebours est lancé, plus que 3 jours. 

Sursaut citoyen pour les uns, sempiternelle prise d’otage pour les autres. Tout le monde se prépare, chacun mesure son angoisse, certains font des réserves de conserves et de PQ en prévision de cette grève qui va, selon l’expression consacrée… « Paralyser le pays ».

Comment tout cela va-t-il se terminer ? Et surtout quelle est la stratégie du gouvernement ? Comment compte-t-il se sortir de l’impasse ? 

Et bien j’ai réécouté toutes les déclarations, je me suis repassée toutes les séquences, après nous avoir expliqué qu’il ne savait pas lui-même ce qu’il y avait dans sa propre réforme, après nous avoir rabâché que toute mobilisation contre une projet de loi dont on ne sait même pas encore ce qu’il y a dedans ne peut être qu’une défense d’intérêts corporatistes. Après nous avoir annoncé qu’il y aurait des annonces… La seule possibilité, l’unique solution, la seule porte de sortie, la dernière planche de salut, la dernière carte à jouer du gouvernement pour continuer d’éviter de nous dire ce qu’il y a dans la réforme des retraite… c’est de généraliser le Pénicaud speech : Démonstration

-Oui, Madame Penicaud, une explication ? 

Alors, c’est très simple, la rémorfe des traitres, qu’est-ce c’est ?  D’abord… ce qu’il cau font prendre,  c’est qu’il est urgent de saucer, de vaucer, de « sauver », (pardon) le mystère des maîtres, parce que celui-ci est en congé. Il y a urgence.  

Ne  faites pas semblant de ne pas confrendre. 

Oui oui hein, ça va oui. 

Je ne vous raconterais pas de falaise, ni de baliberne, certains pont y vergne. Vont y merdre…  oh merde Vont y perdre !!! Bref pour certains c’est la loose, quand d’autres, vont y gagner. 

Comment ça, c’est pas flair ? Nimorand Decolas ? Nicorand Demola, Heu Nicolas Demorand ?  Ou même vous Madame Sala Malassé

Oulàlà, j’en fabouille !

Pour être plus claire, prenons un écran complet. Un exemple confret. Bref, un cas. 

Pour un poulpe de trois tétés, pour un couple de retraités. 

Des mixards, des smicards, et bien si tout va bien pour eux, et bien ça va aller mieux que pas. Surtout avec une retraite à foin, une retraite à points, et comme on dit : tout point à vient à qui paie ses cendres. Tout vient à point à qui sait s’étendre. A qui sait attendre.

Ohhhh ! J’enferme les pots, heu j’en perds mes mots. 

Ce qu’il faut surtout et là je pense que tout le monde est d’accord avec ça, il faut resserrer les forceps, il faut rassurer les français !

Surfou les tam, les femmes. 

On lave à rassérer, on va les rassurer. 

C’est pour ça que ce matin je suis venu par minou, … enfin ici. 

(…)Tout ça est très con flipé. 

Parce que dans trois jours c’est un jeu nidoir qui s’annonce… On ne va pas se sentir, Monsieur Frapenard, Monsieur Avolkokitch… Claude. 

Même si j’ai un peu la langue qui chourfe, je veux surtout dire aux auditeurs : 

Ne niquez papa ! Ne paniquez pas !

Alors je ne sais pas si j’ai été très claire, mais au fion, ce que je voulais faire passer comme massage, c’est que tout va bien se casser. 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.