Cela fait maintenant près de quatre mois que ça dure et comme disait la baronne face aux assauts répétés d'un baron gonflé aux stéroïdes "c'est comment qu'on arrête?".

Je veux bien qu'on soumette l'arrêt des manifestations :

à la démission d'un Président démocratiquement élu ou à l'abolition de la démocratie représentative en général; 

à la sortie de l'Europe ou à l'insurrection des militaires maristes;  

à l'arrivée du général de Villiers dans le cadre du tout premier RIC organisé sur Facebook;

Au remplacement du prix Albert Londres au profit d'un prix Russia Today par l'immolation au gazoil détaxé de tout ce qui de près ou de loin, porte une carte de presse;

À l'arrivée de Cyril Hanouna au perchoir de l'assemblée nationale à la faveur d'une refonte de la constitution et du Bescherelle... 

Mais y a un moment où il faut avoir le courage de se le dire : 

Non, la politique ne peut se résumer à souffler dans un tuyau vide pour imiter le bruit que ça fait quand tu pètes.

Alors voilà, j'en étais là... En attendant que le sommet de l'Etat comprenne la justice sociale ou qu’il termine de compter le nombre de balles qu'il pourrait se tirer dans le pied en vidant consciencieusement le chargeur d'un Alexandre Benalla dont l'autosatisfaction replète n'est pas sans rappeler celle d'un videur de boite de nuit un 31 décembre pluvieux au Plessy-Robinson. 

J'attendais patiemment que Marine Le Pen engrange tranquillou mémère les dividendes électoraux de ses prochains emplois fictifs au parlement européen. 

J’attendais enfin que l'on fasse la différence entre 17 000 manifestants et le peuple, Mandela et Drouet, Fly rider et un demandeur d’asile politique.

Et puis soudain, bingo, la possibilité d'en sortir par le haut m’est apparue, l'espoir tout nu, encore frêle et timide, fragile et discret... mais il était là : Joachim Son-Forget et Doc Gynéco se proposent d'organiser une rencontre entre Eric Drouet et Emmanuel Macron à la manière- je cite- des casques bleus... 

Précision, pour les auditeurs qui ne connaîtraient pas, Joachim Son-Forget, il est l'une des chèvres élues sous l'étiquette en Marche et dont le talent réside selon ses propres mots à je cite "être le seul à pourvoir être à la fois les pieds dans la merde et dans les ors de la République", quant à doc Gynéco, il est moins gynécologue qu'auteur de chansons improbables dont les paroles sont marquées par son amour de la teucha et rythmées par sa dévotion pour vapeurs du teuchi. 

Alors oui je sais qu'en temps normal certains d'entre vous hésiteraient à miser le destin de la nation sur ces deux “personnages“ au prétexte qu'ils seraient "plus cons qu'une baignoire qui fuit", mais je vous assure qu'au point où en est, je me demande s'il ne serait pas intéressant de poursuivre cette piste, histoire de voir s'il est possible collectivement de creuser plus profond.  

D'ailleurs, au moment où je vous parle et dans un élan démocratique, Eric Drouet a soumis démocratiquement sur Facebook au choix de ces followers la possibilité de s'embringuer dans une telle médiation, ce qui nous placerait mécaniquement à quelques clics d'ouvrir une des pages les plus grotesques de l'histoire de France.

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