C’est le grand retour de tante Fatiha...

Et oui, c’est Fatiha et cette semaine, une fois n'est pas coutume, je vous ai concocté un petit bobini de derrière les fayots. 

Un bobini entièrement dédicacé à l'actualité politique en général et au blues présidentiel en particulier.

Attention jingle. 

Nombreux sont les auditeurs et auditrices qui m’envoient des messages, des courriers, des mails, des twitts, des facebook tchat, des snap, des slap, des shebaw wizzz, et même quelques tam tam et autre jembé, tout ça pour me demander : 

“Mais dîtes moi Fatiha, qu'en est-il de la rentrée politique du Président de la République dans un contexte difficile marqué par la déconstruction de son édifice gouvernemental et l'incertitude stratégico-politique dans laquelle se trouve la France ?“

(Ah oui l'auditeur de France Inter, toujours il te pose des questions très précise qui te mettent la barre pile où il faut se la mettre)

Ah ça je répondrai : C’est pas folichon, folichon. 

Macron, il a perdu Nicolas Hulot, Laura Flessel et 10 points au candy crush des sondages des opinions favorables. 

Comme quoi faire applaudir un couillon de chargé de mission qui se déguise en policier pour taper des manifestants, remplacer Nicolas Hulot par un bulot, juste parce que ça rime ; et entretenir une clique de fayots réunis par l'amour pour le chef et l'arrogance envers le reste du monde, ça n'a jamais permis à personne d'attraper la queue du Mickey, sinon ça se saurait.

Bref, le "en-marchisme" est à l'arrêt.

C'est pourquoi je vous propose de nous arrêter nous aussi pour filer cette jolie métaphore et nous interroger sur sa portée philosophique et politique. 

Voilà, pendant ce court instant de réflexion, je pense que vous avez pu apprécier tout le problème qui réside dans un mouvement politique qui ne se définit que par le mouvement. Quand on marche tout va bien. Mais quand on s'arrête, tout de suite la question qui vient c'est :

Mais au fait, on va où là ?

Et c’est une bonne question parce que le marcheur a besoin d’une direction, d’une ligne d’arrivée, d’un objectif, un cap, un pic, un roc ou même une péninsule. N'importe quoi, mais quelque chose qui dise : il va où ? 

D'autant plus que tout le monde fini par avoir une idée assez précise du "vous êtes ici", là où la définition du "on va où" continue de se faire attendre.

Et cette fois ça suffira pas de dire "le macronisme c'est pas une idéologie, c'est un mouvement toussa, toussa. 

Il va peut-être falloir trouver un truc qui ressemble à un projet politique, parce que si juste tu prends un nom et tu rajoutes un Isme derrière, et tu dis hop c'est ça le projet. Ça risque de faire un petit peu léger. Et puis si c’était aussi facile, il y a longtemps qu’ici dans ce studio on aurait du Demorandisme, du Salamisme, et même du Trapenardisme à tire les ragots. 

Voilà, c’était mon analyse, mon bobini, un petit moment de Fatihisme  qui je l’espère vous aidera à y voir plus clair, à retrouver félicité et fertilité dans votre foyer et à régler votre tiers provisionnel en fredonnant : 

Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle      
Qui bat cœur à corps perdu      
Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle      
Qui vit corps à cœur déçu

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